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 I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris

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Azylis Swan
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MessageSujet: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Ven 14 Juin - 8:40



    Citation :
    I got a hangover, wo-oh!
    I've been drinking too much for sure
    I got a hangover, wo-oh!
    I got an empty cup
    Pour me some more.
    So I can go until I blow up, eh
    And I can drink until I throw up, eh
    And I don't ever ever want to grow up, eh
    I wanna keep it going, keep keep keep it going, going, going, going!

    Mon corps tout entier refusait de m'écouter. J'étais perdue, glissant lentement dans un gouffre sans fin. Mes jambes avançaient toutes seules, tentant tant bien que mal de contrôler ce terrible manque d'équilibre que me coûtait cette virée dans les bars. Je ne savais pas exactement où j'allais, tout comme je ne savais pas vraiment d'où je venais, mais une chose était sure, j'avançais. Je n'étais plus maître de mes mouvements, je ne contrôlais plus rien. J'avais bien trop bu, et je n'avais pas la moindre idée de ce que j'avais fait de ma soirée.
    Des hommes, bien trop nombreux. De l'alcool coulant à flot, et sans aucun doute quelques pétards. Ma soirée était un désastre, c'était pitoyable.
    Pour dire vrai, je l'avais trouvée géniale. Rencontrant de parfaits inconnus, riant comme jamais. J'étais à des années-lumière de la réalité, et c'était bon. Mais le triste retour à la réalité avait été cruel. J’avais alors fuit les bars trop bruyants et trop agités, pour me réfugier dans le silence de la nuit. Mais une fois seule, je fus comme paralysée.
    C'est alors que j'avais appelé Chris, la seule personne qui serait capable de me comprendre, de comprendre mon mal-être qui, un peu plus chaque jour, me détruisait. Mais je n'avais pas fait attention à l'heure, et il devait très certainement dormir puisqu'il ne m'avait pas répondu. Il dormait j'en étais sure, pour aucune autre raison il n'aurait laissé son téléphone sonner. Alors je m'étais déplacée jusque chez lui, n'hésitant pas à sonner alors qu'il devait être quatre ou cinq heures du matin. J'avais une mine épouvantable. Mon maquillage avait coulé laissant de longue traces noires sur mes joues, mon collant était déchiré, mes vêtements tâchés de je-ne-sais quel alcool. J'étais ridicule, et je le savais. Avant même que je n'eus le temps de rebrousser chemin, la porte s'ouvrit. Je passais alors une main dans ma crinière blonde emmêlée, et m'appuyais difficilement contre le mur extérieur pour éviter de tomber à la renverse.
    - Salut Chris ! Écoute… Je suis désolée pour l’heure mais…
    Je me tus. En fait, je n'avais absolument rien à dire. Pas d'excuse minable pour mon intrusion à cette heure si tardive. Rien de grave ne m'étais arrivé, si ce n'est cette prise de conscience débile.
    - J'aurais pas du te réveiller, j'suis désolée. J'ai juste.... Je me sentais pas capable de passer la nuit seule.
    Je le regardais avec ma mine de chien battu, réalisant enfin que mon meilleur ami avait très certainement autre chose à faire à cette heure là que de s'occuper de moi. Je n'avais plus trois ans, j'aurais du être capable de me débrouiller seule. Mais l'alcool m'empêchait de réfléchir correctement, et j'avais juste besoin de réconfort.
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Chris F. Sullivan
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Jeu 20 Juin - 14:37

Allongé à plat ventre, une main traînant paresseusement par terre, Chris dormait d'un sommeil sans rêve. L'écho des lointaines vibrations de son téléphone ne suffisait pas à le tirer de son état secondaire, il était complètement immobile. Toutefois, il était en train de faire un rêve des plus désagréables et ce fut cela qui contribua finalement à le réveiller. Il sortit du lit avec mauvaise grâce et s'obligea à passer un jean par dessus son caleçon, au cas où Damien avait ramené une de ces conquêtes. Il se dirigea vers la cuisine à pas lent, tout en espérant que ce ne soit pas le cas. Parfois, même lui ressentait un certain besoin d'intimité. Cependant, ses prières ne furent guère entendues. Bientôt la sonnette de la porte d'entrée carillonna avec force dans toute la maison. Son cher colocataire avait sans doute oubliées ses clés...
Toutefois, en ouvrant la porte, il eut la surprise d'y trouver Azylis derrière. Il lui sauta immédiatement aux yeux que sa visiteuse n'était pas dans son état normal. Il fronça les sourcils, un pli soucieux barrant tout à coup son front. Elle bredouilla quelques excuses confuses à propos de l'heure tardive mais il l'écouta à peine. Ses yeux s'attardaient plutôt sur ses vêtements en désordre et sur les traces de mascara qui striaient ses joues. « Ce n'est pas grave. Vraiment. Tu sais bien que tu es toujours la bienvenue, ma belle. » . Les mots étaient venus spontanément. Il n'y avait pas beaucoup de personnes dans sa vie qui comptait pour lui comme Azylis. Elle aurait pu lui demander de tuer quelqu'un, il l'aurait fait joyeusement.
« Viens là. » . Il ouvrit la porte plus largement et passa un bras autour de son épaule, l'attirant à sa suite dans le bordel sans nom que Damien et lui se plaisaient à nommer pompeusement leur demeure. Il était chagriné par l'expression que sa meilleure amie avait sur le visage. Elle semblait... en détresse. C'est sans doute pourquoi il s'abstenait de faire des plaisanteries douteuses sur les méfaits de l'alcool. De toute façon, lui même n'était pas vraiment un exemple...
Il tenta de mener la demoiselle jusqu'au canapé, mais l'opération était difficile étant donné sa démarche titubante. Il laissa donc glisser son bras jusqu'à sa taille, entreprenant de la soutenir vraiment. Cette proximité lui permit de prendre que plus réellement mesure de la situation. Son invitée puait l'alcool à plein nez. Pire encore, elle avait dû traîner dans les rues un bon moment, il sentait sa peau froide contre son bras. « Et bien, tu n'as pas fait les choses à moitié ce soir... » . Il regretta immédiatement ce commentaire. Il était heureux qu'elle soit venue à lui et il ne devait pas la rebuter en lui laissant penser qu'il la jugeait. Pourtant une part de lui, celle qui s'était attachée à elle, était en colère qu'elle puisse se mettre dans cet état sans penser à sa sécurité.
Finalement, il réussit à l'installer dans sur le sofa. Il dénicha aussi un plaid qu'il déposa sur ses épaules. Autant de prévenance ne lui ressemblait pas, il devait l'admettre mais il était inquiet. Il se rendit d'ailleurs également dans la cuisine pour lui faire couler un grande verre d'eau. C'était encore le meilleur remède qu'il connaissait contre la gueule de bois. Il revint cependant rapidement auprès d'elle, s'installant sur le canapé à ces côtés, lui tendant le verre d'eau d'un air autoritaire. Puis, il la regarda et attendit patiemment qu'elle lui parle. Il savait qu'elle le ferait. Si elle ne voulait pas passer la nuit seule, c'est que quelque chose la tracassait...
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Azylis Swan
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Lun 24 Juin - 9:21

    - Ce n'est pas grave. Vraiment. Tu sais bien que tu es toujours la bienvenue, ma belle.
    Je me rendis alors compte que mon meilleur ami était torse-nu. Je devais vraiment l'avoir réveillé, et je fus alors envahie par une vague de culpabilité. Je baissais la tête et regardais mes pieds, comme un enfant de trois ans qui viendrait de se faire engueuler.
    - Viens là.
    Il ouvrit un peu plus la porte, et j'entrais alors chez lui. Cette maison me plaisait, bien plus que mon appartement luxueux qui puait le fric. Je me sentais bien ici, c'était tellement plus personnel que les tableaux et les étranges sculptures de ma tante. Tout était à la fois désordonné et à sa place, on sentait qu'il y avait de la vie, et ça me rappelait un peu les années de foyer durant lesquelles j'avais cohabité avec des dizaines d'autres enfants. Ce n'était pas qu'un mauvais souvenir, ces années là.
    Chris passa son bras autour de mon épaule, et je me sentis soudainement en sécurité. Je ne savais pas si c'était l'alcool qui faisait ça ou si je ne m'en étais tout simplement jamais rendue compte, mais sa présence me rendait forte, extrêmement forte. Je m'attendais à une de ces réflexions idiotes qui lui étaient si caractéristiques, mais il se contenta de m'installer sur le canapé. J'avais du mal à comprendre ce qui se passait, tout allait un peu trop vite à mon goût. Je devais avoir mis des heures à venir jusque chez lui si je marchais à cette vitesse ! Il passa alors son bras autour de ma taille et je me sentis un peu plus à l'aise sur mes talons, et beaucoup moins titubante. Alors qu'on avançait jusqu'au canapé, qui me semblait à des kilomètres de la porte d'entrée, je posais doucement ma tête sur son épaule.
    - Et bien, tu n'as pas fait les choses à moitié ce soir...
    Ca y est, je le retrouvais. Il devait être drôlement inquiet pour ne pas m'avoir fait de réflexion plus tôt. Je le regardais avec un air totalement débile, et laissa échapper un petit rire. J'étais ivre, totalement ivre.
    - C'est pas faux, mais j'ai passé une super soirée.
    Une super soirée qui se finissait à la porte de mon meilleur ami au beau milieu de la nuit, j'étais pitoyable. Habituellement quand j'étais bourrée, j'étais totalement hystérique. Là pourtant, j'étais en bad total. Sans réellement savoir comment, je me trouvais assise sur le canapé, un verre à la main. L'eau avait un aspect pâteux, et un mauvais goût de fer. Je passais alors ma main sur ma lèvre inférieure, et tentais de regarder mes doigts malgré mes vertiges. Ils étaient tâchés de sang, ce qui me fit rire.
    - Je suis surement tombée, ou bien je me suis encore prise une porte.
    Avec ou sans alcool dans le sang, j'étais la fille la plus maladroite du monde, et il n'était pas étonnant que je me sois écorchée. Je finis le verre d'eau, et le posa à mes pieds. Étant donné son attitude de chef, il ne valait mieux pas le contrarier. Je m'allongeais difficilement, et posais ma tête sur les genoux de Chris, qui venait de s'installer près de moi, en prenant bien soin de ne pas mettre de sang sur son pantalon. Et puis, ce fut un silence total.
    Je restais comme ça pendant quelques minutes, écoutant le vacarme de mes pensées. Mon coeur battait à cent à l'heure, et je pensais à tout et n'importe quoi à la fois. Décidément, cette soirée était étrange. Tout à coup, je fus inquiète à l'idée que nous ne soyons pas seuls.
    - Dis moi que Damien n'est pas là... Tu sais comment on est tous les deux, j'ai pas envie qu'il me voit dans cet état.
    On ne peut pas vraiment dire qu'on était copains, et s'il me voyait comme ça, il s'amuserait à me le rappeler jusqu'à la fin de mes jours. On ne se détestait pas non plus, disons simplement qu'il y avait quelques tensions entre nous.
    Peut-être que Chris n'avait pas passé la nuit seul, et que je venais les embêter... Mais tant pis, d'après mes derniers souvenirs il n'avait rien de sérieux de ce côté là pour l'instant. Je me rendis compte à quel point j'étais égoïste et je me mordis la lèvre, ce qui eut pour seul effet d'accentuer le goût de fer dans ma bouche. Et puis je me remis à penser, ce qui était une très mauvaise chose.
    - C'est mon père, Hermès, le fric... Tout en fait. Si tu savais à quel point je hais ma nouvelle vie.
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Ven 28 Juin - 8:42

Chris émergeait plus difficilement qu'il ne l'aurait crû. En effet, lui qui avait pourtant une expérience assez conséquente en matière de gueule de bois était plutôt déboussolé face à une Azylis tantôt joyeuse, tantôt câline. Mais cette légère confusion n'était pas faite pour durer. Quant elle lui annonça qu'elle avait passé une super soirée dans un rire communicatif, il se mit à sourire à son tour. « Tu n'as pas pu passer une si bonne soirée que ça, du moment que Chris n'était pas là... D'ailleurs ce n'est pas gentil de sortir et de ne pas m'emmener pour ensuite me réveiller et me dire que c'était génial. Tu es une meilleure amie douteuse, je ne sais même pas pourquoi je te garde. » . Il contredit ses dernières paroles de manière flagrante en prodiguant des soins attentionnés à la jeune femme. Il l'adorait mais préférait le lui dire par des déclarations totalement contraires. Il l'installa confortablement sur le canapé où ils firent rapidement le bilan des dégâts. Apparemment, en plus d'une bonne gueule de bois pour le lendemain, il pouvait ajouter une lèvre fendue. Le sang était passé inaperçu à cause du rouge à lèvre de la blonde mais elle saignait belle et bien. Chris ne préféra pas dramatiser. S'il ouvrait la bouche à cause de cette blessure, il risquait de ressembler à un père poule grondant sa fille. Il décida donc de râler. « Je te préviens, tu n'en mets pas partout sur le canapé ! » . Elle l'ignora soigneusement et s'allongea au travers du sofa, posant sa tête sur ses genou à lui. Il se laissa attendrir comme un bleu et passa une main tendre dans la chevelure emmêlée de la jeune femme. Ils restèrent quelques instants silencieux mais le moment n'en était pas moins agréable. Azylis devait être la seule personne avec qui il se comportait ainsi. Oh bien sûr, il aimait Damien mais leur marques d'affection ne dépassaient pas les bourrades amicales et les étreintes virils en de rare occasions. A part cela, Chris Sullivan ne se montrait tendre avec personne. Avec les autres, le sexe lui suffisait. Un psy pourrait prendre plaisir à analyser ce besoin de ne pas aimer mais le jour où il irait en voir un n'était pas venu.  «  Dis moi que Damien n'est pas là... Tu sais comment on est tous les deux, j'ai pas envie qu'il me voit dans cet état. » En effet, l'irlandais savait comment ''ils étaient''. Il le déplorait d'ailleurs. Les choses seraient plus simples si les deux personnes qu'il aimait le plus sur cette terre pouvaient s'entendre. Enfin quoi qu'il en soit, il comprenait Azylis, il ne voudrait pas être aussi vulnérable du fait de l'alcool en face d'un ennemi. « Non, il n'est pas là... Sinon Django t'aurais déjà sauté dessus. Je ne sais pas du tout où ils sont passés les deux. Peu importe, c'est juste toi et moi. » Il remonta le plaid qu'il avait passé autour de ses épaules pour recouvrir son épaule nue. Il la sentait anxieuse, tourmentée par de sombres pensées. Il essaya de dérider l'atmosphère en allant au bout de sa réflexion. « Tu sais Damien, il pourrait mieux t'aimer bourrée. Tu es plutôt craquante comme ça » . Il lui ébouriffa les cheveux d'un air taquin. Il était à moitié sérieux de toute manière. Les minutes s'écoulaient lentement, paresseusement. Chris était bien, il avait chaud même s'il ne portait pas de t-shirt et il appréciait la présence de mystère sur pattes que représentait sa meilleure amie. Cette dernière finit d'ailleurs par élucider quelques zones d'ombre en s'ouvrant à lui. « C'est mon père, Hermès, le fric... Tout en fait. Si tu savais à quel point je hais ma nouvelle vie. » Il sentait un malaise profond derrière ses quelques mots, un malaise qu'il ne pouvait que comprendre, vu qu'il avait un parcours on ne peut plus similaire avec elle. Il se pencha en avant pour lui murmurer que oui, il savait. Il voulait la rassurer, la protéger mais les mots paraissaient vains face à ce désespoir bel et bien réel. « Tu sais, quand on est allé dans plusieurs familles d'accueil, on ne se sent plus à sa place nul part. Si ta nouvelle vie ne te plaît pas, tu peux en changer. Tu peux être qui tu veux être, il est encore temps. » . Il n'était pas sûr qu'il s'y prenait bien. En général, il recevrait plus de conseils qu'il en donnait. Par d'ailleurs, il ne devait pas oublier que l'alcool brouillait sa pensée. « Plaque tout, viens vivre avec moi, ou va chercher Hermès. Je viendrai avec toi si tu veux. Mais surtout ne reste pas malheureuse, c'est la pire chose à faire. Il faut prendre une revanche sur la vie... » . Lui, l'avait fait. Alors que personne n'avait voulu de lui pendant de longues années, il l'avait fait. Il avait pris sa revanche sur la vie. Il avait trouvé un véritable compagnon en la personne de Damien et ils avaient réécrit l'histoire en fuyant leur vie miteuse à Dover. Il espérait qu'Azylis réussirait à faire de même. Sans partir trop loin de lui, bien sûr...
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Azylis Swan
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Mar 2 Juil - 21:33

    -Tu n'as pas pu passer une si bonne soirée que ça, du moment que Chris n'était pas là... D'ailleurs ce n'est pas gentil de sortir et de ne pas m'emmener pour ensuite me réveiller et me dire que c'était génial. Tu es une meilleure amie douteuse, je ne sais même pas pourquoi je te garde.

    Il se mit également à rire, et ça me rassura. Il n'avait pas franchement l'air de m'en vouloir, pour mon intrusion tardive. Il aurait pu, surtout que comme il le disait si bien lui-même, j'aurais pu lui proposer de sortir avec moi ce soir. Mais j'avais eu besoin d'être seule, si on peut dire ça comme ça. J'avais eu besoin de nouvelles rencontres, d'alcool coulant à flot, et même de coup d'un soir. Il faut dire que sur ce dernier point, j'avais franchement échoué. Toutefois, je finissais en bien meilleure compagnie.

    - Tu as raison, je suis minable. Mais je te promets que je saurais me faire pardonner !

    Mon rire reprit de plus belle. C'était un ami génial, il savait à la fois me remettre dans le droit chemin quand je faisais des conneries, et me faire rire quand j'en avais besoin. Je pouvais compter sur lui à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit, et il savait vraiment comment s'y prendre avec moi. Il n'y avait qu'à voir avec quelle tendresse il prenait soin de moi cette nuit, alors que je n'étais même pas capable de m'asseoir sur un pauvre canapé.

    - Je te préviens, tu n'en mets pas partout sur le canapé !

    Cette façon de me donner un ordre contrasta avec la main qu'il me passa dans les cheveux.

    - A vos ordres, Chef !

    Je marmonnais plutôt qu'autre chose, et mes propres paroles me firent l'effet d'un écho. J'avais pourtant voulu y mettre beaucoup plus d'entrain, mais ma phase de joie était visiblement déjà passée. Plus je buvais, et plus j'étais lunatique. J'attendais alors, en silence, le moment où je me sentirais prête à parler. Pendant ces quelques minutes, je me sentis vraiment bien, j'avais vraiment l'impression d'être à ma place. J'avais certes beaucoup trop d'alcool dans le sang, mais j'étais dans un endroit qui me plaisait et dans lequel je me sentais presque chez moi, et j'étais avec la personne qui avait la plus grande place dans ma vie ces derniers temps. J'avais beau détester les "bestahs-sistahs", il fallait bien avouer que Chris était mon meilleur ami, et qu'en dehors de Mae-Ann, je n'avais personne d'autre sur qui je pouvais vraiment compter à Woodlands. Il y avait ma tante bien sur, mais nous n'étions pas si proche que ça.

    - Non, il n'est pas là... Sinon Django t'aurais déjà sauté dessus. Je ne sais pas du tout où ils sont passés les deux. Peu importe, c'est juste toi et moi.

    Je fus apaisée. C'est vrai que je n'avais pas pensé à Django, et j'étais à la fois triste et rassurée qu'il ne soit pas là. Je l'adorais, vraiment. Mais bien que j'aurais apprécié ses câlins, j'étais complètement raide et un chien dans mes pattes aurait très certainement compliqué l'affaire.

    - Tu sais Damien, il pourrait mieux t'aimer bourrée. Tu es plutôt craquante comme ça.

    Si seulement c'était vrai. Pendant quelques instants, je me fis la réflexion qu'il faudrait que j'essaie. Après tout, c'était comme un frère pour Chris, et je détestait le fait que nous ne nous entendions pas si bien que ça. Il fallait vraiment que je fasse des efforts là-dessus, mais pas ce soir. Mon ami m’ébouriffa les cheveux, visiblement amusé par ses paroles.

    - Plutôt craquante ? Je suis carrément craquante Chris ! Je suis une bombe sexuelle, et personne ne peut me résister.

    Je plaisantais évidemment, mais je repris rapidement mon sérieux.

    - Alors on va attendre qu'il rentre, et on verra si tu as raison ! Mais j'en doute.

    Et puis, s'ensuivit cette espèce de tension, de malaise lorsque je me mis à parler de la raison pour laquelle j'avais écourté ma folle escapade dans les bars. Et puis, il me murmura ces quelques mots à l'oreille, qui eurent pour effet de me sentir mieux. Il savait, bien sur qu'il savait. Mais j'avais beau détester qu'on me dise ce genre de chose, je savais que pour lui c'était vrai, qu'il me comprenait. Nous avions un passé un peu semblable, et c'était surement une des raisons pour lesquelles on s'entendait si bien.

    - Tu sais, quand on est allé dans plusieurs familles d'accueil, on ne se sent plus à sa place nul part. Si ta nouvelle vie ne te plaît pas, tu peux en changer. Tu peux être qui tu veux être, il est encore temps. Plaque tout, viens vivre avec moi, ou va chercher Hermès. Je viendrai avec toi si tu veux. Mais surtout ne reste pas malheureuse, c'est la pire chose à faire. Il faut prendre une revanche sur la vie...

    Il avait raison, entièrement raison. Et je lui en voulais presque pour ça, parce que je ne pouvais pas l'accepter. Ce qu'il me disait était la stricte vérité, et elle me faisait peur. Je n'avais pas de "maison", de famille. J'avais plutôt l'impression que cette dernière m'avait arrachée à mes amis, et surtout à Hermès. J'aimais bien Woodlands, la ville me plaisait, mais pas la vie que j'y menais. Je n'y étais pas venue de mon plein gré, et beaucoup de choses me repoussaient pour cette raison. Je pouvais partir maintenant, mais pour que faire ? Je n'avais plus personne, si ce n'est mes deux amis qui vivaient eux aussi à Woodlands. Je n'avais pas de raison de partir.

    - Je ne sais juste plus quoi faire. Je n'avais rien, rien du tout. Et voilà que je me retrouve avec une famille, et des tonnes et des tonnes de fric ! Je ne sais pas quoi en faire. J'ai toujours rêvé de faire un genre de tour du monde, mais je n'aurais pas le courage de partir seule. Je suis enfermée dans une prison dorée Chris. Je n'ai pas d'excuse pour disparaître. J'aimerais tellement être comme vous, toi et Damien. Vous vivez au jour le jour, et je vous envie tellement.

    Je n'étais pas comme ça avant. Mais maintenant que mon père m'avait retrouvée, je me sentais comme coincée, presque redevable. Il avait pourtant oublié qu'il avait une fille les dix-sept premières années de ma vie, mais je ne pouvais pas m'éclipser comme ça, après tout ce qu'il essayait de faire pour moi. J'avais tout ce que je voulais quand je voulais, et c'était peut-être ça qui me rendait dingue.

    - Et pour Hermès... Il sait comment je joindre, il sait comment me trouver. Il m'a tout simplement oublié, effacé de sa vie du jour au lendemain. C'est fini, et c'est trop dur à accepter. J'ai pas choisi de partir, de devenir héritière. J'ai pas choisi de l'abandonner.

    Je n'avais nulle part où aller, et je ne voyais pas comment prendre de revanche sur la vie, comme si le disait. Tout ce qu'il me restait à présent était à Woodlands, et je ne pouvais pas les quitter sous prétexte que je ne supportais pas les raisons de mon arrivée ici, et de mes conditions de vie trop luxueuses.
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Sam 6 Juil - 9:35

Les rires fusaient entre Azylis et Chris. Il en était rarement autrement quand ils étaient tous les deux. Azylis avait cette rare capacité à rire aux blagues les plus débiles de Chris. Ce soir, l'alcool aidant, elle excellait tout particulièrement dans cette discipline. Chris prenait soin de son amie comme une mère poule et elle commençait à cuver l'alcool tout doucement. Elle avait la peur bien légitime qu'ils soient interrompus par une arrivée intempestive de Damien. Une fois encore, Chris fit tampon entre les deux.  « Tu sais Damien, il pourrait mieux t'aimer bourrée. Tu es plutôt craquante comme ça. » Si l'irlandais avait voulu lui faire un compliment, il fut rapidement détrompé par la réponse virulente mais pas dénuée d'humour d'Azylis. « Plutôt craquante ? Je suis carrément craquante Chris ! Je suis une bombe sexuelle, et personne ne peut me résister. » Il eut une curieuse mimique devant la véracité de ses paroles. Il savait qu'elle était belle et bien en forme, les regards des autres hommes suffisaient à le renseigner là dessus lorsqu'ils se promenaient ensemble. Même lui, avait déjà imaginé la séduire avant de se rappeler que leur amitié était la dernière chose qu'il voulait gâcher. « Tu as raison, tu es une bombe sexuelle. Et moi, je suis un maître zen parce qu'en ce moment même, je me retiens de te sauter dessus et de profiter de toi pendant que tu bourrée. » Sa main descendit d'un mouvement taquin le long de l'échine de la jeune femme tandis qu'il faisait mine de la peloter. « Quoique, finalement, je n'ai aucune volonté. Tu es bien trop irrésistible. Passons aux choses sérieuses. » . Ce n'était pas crédible. Il n'y avait rien de sensuel entre eux. Il le savait. Elle le savait. Et bientôt, ils se retrouvèrent à pouffer de rire une nouvelle fois comme des adolescents décélérés.

Malheureusement, cette phase d'euphorie fut de courte durée. Sans surprises, les éclats de joie laissèrent bientôt place à une réflexion profonde et philosophique sur la vie de la jeune Texane. Chris l'écoutait patiemment. Il connaissait toutes ces phases d'alcoolémie pour les pratiquer régulièrement. Et encore, il était beaucoup moins sensé que la jeune femme qui se trouvait sur ses genoux quand il s'agissait de découvrir les grands mystères du monde de la vie. Alors que ce qu'elle était en train de lui dire semblait résulter de plusieurs mois de cogitation. « Je ne sais juste plus quoi faire. Je n'avais rien, rien du tout. Et voilà que je me retrouve avec une famille, et des tonnes et des tonnes de fric ! J'ai toujours rêvé de faire un genre de tour du monde, mais je n'aurais pas le courage de partir seule. Je suis enfermée dans une prison dorée Chris. Je n'ai pas d'excuse pour disparaître. J'aimerais tellement être comme vous, toi et Damien. Et pour Hermès... Il sait comment je joindre, il sait comment me trouver. Il m'a tout simplement oublié, effacé de sa vie du jour au lendemain. C'est fini, et c'est trop dur à accepter. J'ai pas choisi de partir, de devenir héritière. J'ai pas choisi de l'abandonner. » . Elle avait à peine repris son souffle pendant cette longue tirade qui montrait combien elle était fatiguée de sa vie. Il n'avait jamais connu cette sensation. Avoir tout pour être heureux et ne pas l'être. Lui, c'était plutôt le contraire. Il n'avait rien à part Damien, Django et 20$ en poche mais il était incroyablement heureux, plus qu'il ne l'avait jamais été durant son enfance tourmentée... « Si tu as trop d'argent, Chris peut t'aider à régler ton problème. » . Totalement déplacé mais il ne savait pas comment communiquer autrement que par des vannes pourries. Il se reprit cependant rapidement, comprenant mieux que jamais les enjeux de cette conversation. « C'est peut être con, mais je pense que tout arrive pour une raison. Peut être qu'il y a une raison à ta présence à Woodlands et que tu ne l'a pas encore trouvée... Damien et moi, nous ne sommes pas des héros. Bien au contraire, je pourrais te raconter des choses à mon propos qui changeraient tout au regard que tu porte sur moi... Mais l'important, c'est ce qu'on a décidé de faire. Nos familles ne nous plaisaient pas, on s'en ait constituée une nouvelle. La ville de Dover ne nous apportaient rien, on l'a quittée. Toi tu dis qu'on a un don pour vivre au jour le jour, les autres diront qu'on a juste un don pour la fuite. » . Lui était complètement sobre, ce qui avait la fâcheuse conséquence de le faire réaliser tout ce qu'il était en train de dire. Il soupira, face à sa nullité en tant que conseiller de vie. « N'écoute pas les conneries que je dis. J'y connais rien. Tout ce que je sais, c'est que je veux que tu sois heureuse. Mais je ne veux pas que tu partes non plus. Je ne sais pas ce que je ferai sans toi. Tu dis que ta nouvelle vie n'est pas une bonne chose, mais si tu n'étais pas ici, on ne se serait jamais rencontrés... » . Il devinait sentimental mais tant pis. Il voulait lui faire comprendre à quel point, elle était merveilleuse. Il ne comprenait pas d'où provenait ce mal être mais il était prêt à tout pour l'endiguer. Il prit un air sombre. « Quant à ce Hermès, je suis désolé, mais il ne semble vraiment pas te mériter. Finalement, il ne faudrait peut être pas qu'il se repointe par ici, s'il n'est pas foutu de se réjouir pour toi. » . Il serra les poings et expira profondément. Sa colère n'était pas forcément dirigé vers le goujat qui se trouvait à des centaines de kilomètres de là mais plutôt contre sa propre impuissance à réconforter celle qui l'avait fait si souvent pour lui.
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Lun 8 Juil - 18:53

    - Tu as raison, tu es une bombe sexuelle. Et moi, je suis un maître zen parce qu'en ce moment même, je me retiens de te sauter dessus et de profiter de toi pendant que tu bourrée.

    Sa réponse m'amusa, ce qui me fit sourire. Et puis, alors que je ne m'y attendais pas du tout, il descendit sa main le long de mon dos.

    - Quoique, finalement, je n'ai aucune volonté. Tu es bien trop irrésistible. Passons aux choses sérieuses.

    Je fus tout d'abord étonnée, et cela bien avant de me rendre compte que j'appréciais son geste. C'était idiot, je ne pouvais pas apprécier un geste d'une telle tendresse venant de mon meilleur ami... Et puis, je ne sus pas vraiment si l'alcool était à l'origine de cette pensée, mais je crus finalement qu'il n'y avait aucune tendresse, mais plutôt cette manie que l'on avait de se taquiner l'un et l'autre. Chris avait très certainement agit comme nous avions l'habitude de le faire, et l'alcool ainsi que mon besoin de me sentir aimée, avaient troublé mes perceptions. Je relevais alors la tête vers lui, et nous éclations de rire comme des idiots.
    Et puis, je me blottis contre lui, laissant un moment de tension s'installer. Bien entendu, il eut la réponse que j'attendais.

    - Si tu as trop d'argent, Chris peut t'aider à régler ton problème.

    C'était cette façon de ne rien prendre au sérieux que j'aimais chez lui. En fait, il savait quand il pouvait déconner ou non, et j'adorais sa façon de détendre l'atmosphère. Je n'eus toutefois pas le temps de lui proposer d'aller dévaliser les boutiques dès le lendemain puisqu'il continua.

    - C'est peut être con, mais je pense que tout arrive pour une raison. Peut être qu'il y a une raison à ta présence à Woodlands et que tu ne l'a pas encore trouvée... Damien et moi, nous ne sommes pas des héros. Bien au contraire, je pourrais te raconter des choses à mon propos qui changeraient tout au regard que tu porte sur moi... Mais l'important, c'est ce qu'on a décidé de faire. Nos familles ne nous plaisaient pas, on s'en ait constituée une nouvelle. La ville de Dover ne nous apportaient rien, on l'a quittée. Toi tu dis qu'on a un don pour vivre au jour le jour, les autres diront qu'on a juste un don pour la fuite.

    Je lui fut vraiment reconnaissante d'avoir su placer sa vanne avant de me dire ça. Il avait une fois de plus raison et sans ça, l'alcool m'aurait sans doute fait pleurer. Il n'y avait aucune raison, mais une fois que j'étais un peu trop saoule, je riais ou pleurais pour un rien. Et là, j'aurais très certainement pleuré. Je réfléchissais quelques secondes à ce qu'il venait de me dire, réalisant qu'il fallait vraiment que je me reprenne au sérieux. Il fallait que je prenne ma vie en main, et que j'envoie valser tout ce qui ne me plaisait pas. Je n'étais pas obligée de le faire violemment, mais je pouvais toujours faire comprendre à toutes les personnes concernées que ça allait changer, que je ne supportais plus cette bulle dans laquelle on m'avait enfermée.

    - Je veux tout savoir sur toi. Tu es mon meilleur ami Chris, je ne pourrais jamais te juger.

    Je relevais alors la tête, me plaçant ainsi à côté de lui. Je le regardais alors droit dans les yeux, essayant de comprendre ce qui l'avait fait fuir. J'étais persuadée qu'il avait une bonne raison, mais surtout que cette raison l'avait mené à moi.

    - N'écoute pas les conneries que je dis. J'y connais rien. Tout ce que je sais, c'est que je veux que tu sois heureuse. Mais je ne veux pas que tu partes non plus. Je ne sais pas ce que je ferai sans toi. Tu dis que ta nouvelle vie n'est pas une bonne chose, mais si tu n'étais pas ici, on ne se serait jamais rencontrés...

    Comme on dit, les grands esprits se rencontrent. J'essayais alors de comprendre si, oui ou non, ma venue à Woodlands valait vraiment le coup. Après tout, la place qu'avait pris mon père dans ma vie était minime. Il n'était jamais là, et la seule chose que je retenais dans cette histoire, c'était le fait qu'il m'avait éloignée d'Hermès. Ce qui n'était finalement pas une mauvaise chose car j'avais fini par me rendre compte qu'il ne devait pas vraiment tenir à moi. Il m'aurait appelé sinon, on aurait gardé contact. Je pensais que nous étions comme des âmes sœurs, que nous étions liés. C'était sans doute une idée idiote, d'adolescente idiote. Je n'avais jamais considérée que j'étais amoureuse de lui, c'était autre chose, quelque chose de différent. Et puis en le perdant, j'avais rencontré Chris. Décidément, cette question me paraissait impossible à résoudre. J'avais en quelque sorte troqué une âme sœur instable contre un meilleur ami carrément parfait.

    - Quant à ce Hermès, je suis désolé, mais il ne semble vraiment pas te mériter. Finalement, il ne faudrait peut être pas qu'il se repointe par ici, s'il n'est pas foutu de se réjouir pour toi.

    Je souris tristement, réalisant que nous étions plus ou moins sur la même longueur d'onde. Et c'était surement lui qui m'avait ouvert les yeux. Sentant soudainement un besoin de bouger, j'eus l'impression d'avoir l'idée du siècle.

    - Tu as entièrement raison, et je ne te remercierais jamais assez de tout ce que tu fais pour moi, mais arrêtons de parler sérieusement. Si on continue dans cette pente, on serait là comme deux idiots à finir la nuit en pleurant. Tu sais quoi ? Bougeons ! Quitte à t'être levé, réveille toi pour de bon.

    Je lui offris le plus grand des sourires que je pus, et haussais les sourcils. Je me levais alors, allumais la chaîne hi-fi qui se trouvait dans le salon, et la mis suffisamment fort pour que nous ne puissions plus nous entendre clairement, sans pour autant réveiller les voisins. J'étais déjà suffisamment ivre, je n'avais pas vraiment envie que les flics se pointent pour tapage nocturne ou que Chris et Damien se mettent tout leurs voisins à dos. En me levant avec une telle rapidité, ma tête se remit à tourner de plus belle. Je me redirigeais vers le canapé, attrapais la main de Chris et marmonnais un stupide "tu danses ?" en l'attirant vers moi avant même de lui laisser le temps de répondre. J'avais besoin de bouger, de rire, de sauter. Je me sentais vivante, étrangement vivante. J'en oubliais la triste conversation des quelques minutes précédentes, et profitais avec ivresse de cet instant. Je le pris dans mes bras et m'accrocha à son torse, profitant de cette rapide étreinte pour me dire que la vie était drôlement conçue. Une fois debout, l'alcool semblait avoir encore plus d'emprise sur mon corps. Je tanguais, et ne contrôlais plus vraiment mes gestes et mes pensées. Pourtant, je me sentais vraiment bien, j'avais cette impression d'être à l'endroit où je devais être. Je me détachais de mon ami et tournais sur moi même tout en gardant sa main dans la mienne. Voyant qu'il ne m'arrêtait pas et qu'il se prenait plus ou moins au jeu, je me mis à rire doucement. Une fois que mon tour fut terminé, j'en fis un de plus, et me rapprochais de mon ami pour poser mes mains sur ses épaules. Avant même de réaliser mon geste, je me rapprochais un peu plus de lui et posais un léger baisé sur ses lèvres. Mais brusquement, tout devint réel. Je fis un pas en arrière, et telle une gamine de cinq ans, regardais mes pieds tout en tordant mes mains devant moi.

    - Je suis désolée...

    Et avant même de comprendre que je le pensais, ce que j'avais en tête sortit de ma bouche.

    -... mais c'était tentant.
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Ven 12 Juil - 9:16

Azylis et Chris continuaient à passer par des tas d'émotions différentes. C'était normal pour elle qui avait un taux d'alcoolémie des plus respectables, c'était un peu moins évident pour lui qui était désespérément sobre. Je veux tout savoir sur toi. Tu es mon meilleur ami Chris, je ne pourrais jamais te juger.. Il eut un frisson. Quelques minutes auparavant, il donnait des conseils de vie à Azylis et faisait des blagues douteuses, alors que là, il était sur le point de se confesser.  Enfin non, il se reprit juste à temps. Il ne se sentait pas prêt à se débarrasser des son plus gros secret. Pas maintenant, pas dans ces circonstances. Surtout qu'il aimait l'étincelle dans le regard d'Azylis quand elle posait ses yeux sur lui. Il ne voulait pas qu'elle disparaisse. « Un jour, je te dirai tout. Mais pas maintenant... » .  Elle n'insista pas et il lui en fut reconnaissant. Il continua à parler comme un psychologue du dimanche quelques instants. Même s'il croyait sincèrement en ce qu'il disait, il savait qu'il n'avait pas la science infuse pour réparer ce qui n'allait pas dans la vie de sa meilleure amie.   « Tu as entièrement raison, et je ne te remercierais jamais assez de tout ce que tu fais pour moi, mais arrêtons de parler sérieusement. Si on continue dans cette pente, on serait là comme deux idiots à finir la nuit en pleurant. Tu sais quoi ? Bougeons ! Quitte à t'être levé, réveille toi pour de bon. » Réaction peu surprenante. Il n'était on ne peut plus d'accord. Le sérieux n'était pas quelque chose qui caractérisait vraiment Chris. Et même s'il y avait peu de chances pour qu'il fonde en larmes, il avait saisi l'idée générale et se sentait prêt à suivre Azylis, peu importe ce qu'elle proposerait. « Qu'est-ce que tu propose ? » .

La réponse lui vint en image et ce fut beaucoup mieux. Azylis avait ses habitudes dans cette appartement, et même complètement bourrée, elle trouva la chaîne hifi et mit de la musique. Il voyait où elle voulait en venir même si une légère appréhension le traversa à ce sujet. Damien et lui squattait plus ou moins cet endroit qui appartenait en vérité à l'agence immobilière et ils avaient tout intérêt à rester discrets vis à vis des voisins mais aussi de la police. Néanmoins, il ne fit aucune remarque. Il était jeune, elle était belle et il avait envie de s'amuser. Elle l'invita à danser et il accepta en prenant la main qu'elle lui tendait. Ils dansèrent frénétiquement sur un morceau que Chris ne connaissait absolument pas, avant que le tournis n'ait raison d'Azylis. Elle s'abattit sur le torse de Chris avant d'essayer de reprendre pied. Il rit, charmé par son enthousiasme. Elle attrapa sa main et se mit à tourner sur elle même. Il suivit le mouvement, hilare. Elle lui faisait penser à un papillon de nuit, virevoltant dans l'air de la nuit. Elle était à la fois magnifique et insaisissable. Puis l'impensable se produit. Bientôt, elle fut en face de lui. Et tout de suite après, elle l'embrassa. Il n'eut pas le temps de déterminer si ce baiser lui avait plu ou ce qu'il en pensait, comme si le contact de leurs lèvres l'avaient brûlée, elle avait reculé vivement.   « Je suis désolée... » . Elle ne le regardait pas. Pour lui, c'était tout le contraire. Il la dévisageait comme si c'était la première fois qu'il la voyait. Et en quelque sorte, c'était une première. Il ne l'avait jamais envisagée comme cela... « ... mais c'était tentant. » . Il y avait quelque chose de terriblement séduisant dans la façon bravache dont elle avait terminé sa phrase et ce qui poussa Chris à avancer vers elle. Cette fois ci, ce fut lui qui l'embrassa. Pas un timide baiser comme celui qu'elle venait de lui donner mais quelque chose qui était le reflet du désir qu'elle avait réussi à faire naître en lui par ses quelques pas de danse chancelants et l'irrésistible attrait que représentait ses lèvres. Sa bouche s'écrasa d'ailleurs sur ces dernières, tandis que leurs langues se rencontraient. Il ne pensait à plus rien d'autre que la chaleur qui parcourait ses veines et les sensations que l'union de leurs deux bouches lui procurait. Il se laissa emporter, sans réaliser ce qu'il était en train de faire et à qui il était en train de le faire. Tout n'était plus que passion et désir. Ses mains qui dans un premier temps s'étaient posées sur ses épaules descendirent le long de son dos, comme précédemment sur le canapé. Sauf que cette fois, le geste était plus sensuel que tendre. Arrivé au niveau de la chute de rein, il attrapa les pans de ce qu'elle portait en guise de haut, pour lui faire passer au dessus de la tête. Une fois que ce fut fait, il l'entraîna près du canapé, sans cesser de l'embrasser. Il la fit basculer dessus, tandis que ses mains entreprenaient de parcourir méticuleusement son corps. Tout allait vite, trop vite mais il ne s'en rendait pas compte. Il ne voulait pas rompre la tension qui s'était installée en parlant. L'heure n'était d'ailleurs plus aux discussions.  Il la voulait tout de suite, sans penser aux conséquences...  
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Mer 17 Juil - 18:31

    - Un jour, je te dirai tout. Mais pas maintenant...

    Je fus un peu déçue, qu'il ne veuille pas m'expliquer, me dire ce qui semblait le ronger de l'intérieur. Pourtant, voyant cette espèce de malaise s'installer chez mon ami, je ne cherchais pas à lui soutirer plus d'informations. Après tout, il me dirait tout en temps voulu, quand il s'en sentirait capable. Et j'étais complètement en accord avec lui sur une chose, me le dire à cet instant précis n'était pas une bonne idée compte tenu de mon état d'ivresse bien trop avancé. Je haussais alors les épaules, et me tus.
    Une fois que je fus debout, complètement excitée à l'idée de danser à cette heure tardive, l'ambiance tendue disparue totalement. Alors que je ne m'y attendais pas vraiment, il me suivit dans mon exaltation. Il se laissa aller, et quelques instants plus tard, je me trouvais comme une idiote, face à mon meilleur ami. Je venais de briser les limites notre amitié, cette relation qui comptait pourtant tellement pour moi. J'étais vraiment confuse, honteuse. Je ne savais pas où me mettre, alors je regardais mes mains. Ces mains qui s'entortillaient avec acharnement.
    Mais il ne me repoussa pas. Alors que je m'attendais à des cris, à de grands gestes accentués, il n'en fut rien. Il ne me cria pas des idioties au visage, ni d'insultes impensables ; il m'embrassa. Cette fois-ci, ce fut à mon tour d'être étonnée, de ne pas comprendre. L'alcool qui contrôlait à présent la quasi-totalité de mes faits et gestes me paralysa. Je n'aurais pas dû agir ainsi, mais lui non plus. On était amis, pas des sex-friends ou je-ne-sais quel autre relation bizarre. Tout était clair entre nous, et c'est ce qui faisait notre force. Mais ce baiser, reflet de notre désir respectif, bouleversa toutes mes certitudes. Il s'était approché de moi d'une façon terriblement séduisante, et m'avait embrassé comme si sa vie entière en dépendait. Je n'avais jamais rien vécu de tel, même la merveilleuse histoire que j'avais vécue avec Hermès ne pouvait pas être comparée, et il y avait de fortes chances pour que l'alcool y soit pour beaucoup. Alors que j'aurais dû le repousser, mon corps tout entier se laissait aller dans ce baiser si intense. Quand sa langue toucha la mienne, je vins à penser que ma soirée ne se finirait peut-être pas si mal finalement, et que j'aurais surement ma dose de sexe attendue. Mais je me sentie vraiment horrible de penser une telle chose, et ouvrit les yeux pour voir le visage de Chris. Je l'avais toujours trouvé beau, pour ne pas dire carrément sexy, mais ce soir, avec cette étincelle dans les yeux, j'étais persuadée de faire ce qu'il fallait. S'il fallait compromettre notre relation pour vivre un tel moment avec lui, j'étais partante. Ce n'était pas du sexe en l'air comme je m'y étais attendue en début de soirée, c'était avec Chris. Et bien que je sois persuadée que ce n'était pas une bonne chose à faire, je me laissais faire lorsqu'il posa ses mains sur moi et qu'il retira mon haut. Je me trouvais soudainement sur le canapé, sans même m'être rendue compte de notre déplacement. Nos corps ne se détachaient pas, laissant place à un flot de tendresse. Une fois fois allongée, j'oubliais toutes ces moralités et pensées trop raisonnables. Je ne pensais qu'à ces mains sur mon corps, qui me caressaient passionnément. J'entrepris alors de défaire son pantalon et de le faire glisser comme je pus. Il était alors à demi-allongé sur moi, presque nu. Nos corps se touchaient chaque fois plus intensément, et je ne pus m'empêcher d'espérer inconsciemment que Damien rentre et arrête notre moment d'intimité. Cette idée s'envola pourtant rapidement, au simple contact de sa peau sur la mienne. Ma bouche ne quittait plus sa bouche, son cou, son torse. Je savourais cet instant de désir volé. J'enlevais ma jupe, et entourais son bassin de mes jambes, et le laissais ensuite prendre le contrôle de mes faits te gestes, bien trop étourdie par l'afflux d'alcool dans mon sang. Enfin, je ne pensais plus, je me laissais aller contre ce corps plein de convoitise.
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Dim 21 Juil - 14:41

Chris était un séducteur. C'était un fait plus qu'avéré après toutes ses années. Mais plus encore, il était de la pire espèce de cette caste à part. Fin, rusé, manipulateur, poli, courtois, charmant, il usait de toutes les adresses pour séduire ses victimes et tirer le maximun d'elles sans rien offrir en retour. Tout était calculé, il n'avait aucune place pour le hasard. Ce qui était donc en train de se passer dans ce salon avec Azylis était particulièrement et complètement inhabituel. Chris perdait rarement le contrôle. Pourtant, c'était exactement ce qui était en train de lui arriver. Le désir qu'il ressentait pour la femme qu'il serrait contre lui emportait tous sur son passage. Plus de comportements soigneusement étudiés, de mots choisis et de manœuvres stratégiques. Il avait juste envie d'elle de tout son être. Plus aucune barrière, plus aucune digue ne pouvait le retenir. Pendant un instant la pensée qu'il puisse éprouver un tel désir pour Azylis lui parut totalement ridicule. Comment pouvait t-il avoir ignorer toute cette intensité ? Il ne fut toutefois pas long à décider que tout cela n'avait aucune espèce d'importance puisque de toute façon, il serait tout bonnement incapable de s'arrêter pour discuter ou réfléchir calmement. Bien entendu son cerveau ne s'était pas tout bonnement arrêté de tourner, et une part de lui ne cessait de crier qu'il devait arrêter tout de suite. Il n'avait pas menti en disant qu'Azylis était la seule chose de bien qui lui était arrivé depuis Damien et il savait qu'il gâchait tout. C'était sans doute pour cela qu'il y avait autant d'ardeur dans leur étreinte, ils savaient tous les deux que c'était la fin de quelque chose. Mais aucun n'esquissa un geste pour s'arrêter. Et c'est ainsi qu'ils franchirent le point de non retour. Chris avait amorcer le mouvement en lui retirant son haut, Azylis lui rendit la pareille en le débarrassant du jean qu'il avait passé à la va vite avant de venir. A partir de ce moment là, tous les vêtements qu'ils portaient encore ne furent que des obstacles gênant à ce qui allait irrémédiablement arriver. Leurs corps éperdus de désir avaient besoin de se rencontrer, de se confronter. Il batailla quelques instants avec les sous vêtements de la belle, mais en vint à bout, dévoilant ses formes scabreuses dans leur intégralité. Il goûta encore à sa peau avec sa langue, laissant sa main s'égarer au creux de ses cuisses faisant monter la température toujours un peu plus. Il était au bord de l'implosion, son excitation à son comble, comme le prouvait les réactions de son corps entiers. Il n'y avait aucune façon de faire les choses bien face à toute cette frénésie et quand Azylis passa ses jambes autour de son bassin, se pressant toujours plus contre lui, il oublia jusqu'au sens des mots préliminaires et retenue. Il entra en elle, enfouissant son visage près du creux de son épaule, laissant enfin mourir toute cette tension qui s'était installée entre eux. La jouissance se mêlait à la culpabilité, la volupté à l'animalité. Ce fut bon, très bon. Sans doute parce qu'au fond de lui, il savait que c'était mal...

Une fois leur désir les plus sombres assouvis, ils s'écartèrent l'un de l'autre comme vidé, tout en restant entremêles sur le canapé. Cela avait été une baise rapide, un orgasme rapide mais qui le hanterait sans doute pour un bon moment. C'était bien ça le problème, une fois que l'excitation et le désir avait fini de phagocyter les sens, il ne restait plus rien. Chris jouait nonchalamment avec les boucles blondes de sa meilleure amie, tandis qu'elle demeurait allongée sur lui. Il enserrait sa taille, lui tenant sans doute plus chaud que le plaid qu'il avait rabattu sur eux. Pour la première fois de sa vie, il n'avait aucune foutu idée de quoi dire. Il poussa un long soupir. « Azylis... » . Le souffle régulier de la jeune femme lui répondit tandis que leurs cœurs superposés battaient encore à l'unisson. Il ne put déterminer si elle dormait déjà où si comme lui elle ne savait pas quoi dire. Ou alors peut être qu'elle n'avait pas envie de parler. Ils restèrent donc de longs moments allongés peau contre peau, dans un silence absolu. A tel point qu'une certaine langueur commença à s'emparer de Chris. C'était plus fort que lui, il s'endormait. Ses paupières alourdies tombaient toutes seules, tandis qu'il retournait dans la phase de sommeil dont elle l'avait tiré il y avait seulement une heure. Après tout, se dit-il en sombrant, tout cela n'était peut être qu'un rêve...
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Mar 23 Juil - 23:59


    Le Chris qui se trouvait contre moi, n'avait plus rien à voir avec ce grand tombeur que j'avais découvert derrière ma caisse du Cinemark. J'avais la nette impression que pour une fois, je le voyais se laisser aller avec une fille, que tout ses faits et gestes n'étaient pas calculés. Je l'avais toujours senti libre avec moi, comme si dès nos premiers moments ensemble, il s'était rendu compte qu'il n'avait pas besoin de surjouer comme avec les autres filles, qu'il pouvait lâcher son masque. Nous étions tout à fait naturels ensemble, on ne se préoccupait pas vraiment de ce que nous faisions, puisque nous savions qu'on ne pouvait pas tromper l'autre. On savait quand l'un de nous jouait la carte de la fourberie, de l'imposture, et nous étions totalement incapable de le dissimuler.
    Cette nuit, c'était exactement la même chose. Mais nous n'étions pas en train de parler des éternels sujets habituels, nous étions en train de partager cette étreinte défendue. Chris se laissait aller contre moi, ce qui renforça sans aucun doute le désir et la passion de notre moment d'intimité, et ça me rendait dingue. Il me rendait dingue. J'avais connu des tas de coups d'un soir, des tas de mecs avec lesquels j'avais passé des nuits plus ou moins agréables. Mais celle-ci... Mon meilleur ami m'offrait bien plus de plaisir qu'aucun autre de ces crétins n'avaient pu le faire. C'était complètement tordu, mais tristement vrai. Lorsque nous nous trouvions entièrement nus l'un contre l'autre, j'eus un doute quant à l'existence du moment que nous étions en train de vivre. Mes sens étaient totalement déboussolés, j'étais absolument incapable de penser à autre chose que sa langue qui se perdait dans les moindres recoins de mon corps. Il n'y avait plus la moindre once de culpabilité, pas la moindre trace de remord ; j'avais l'impression de rêver. Cet instant me paru totalement irréel ; il ne pouvait pas être entré en moi et m'avoir procuré tant de plaisir, il s'agissait de Chris. Si ce n'était toutefois pas un mauvais tour de mon imagination débordante, cette abondance de tendresse, de passion, de désir, d'avidité, me rendait vraiment dingue. C'était bon, terriblement bon.
    Et puis d'un coup, tout s'arrêta. Je me trouvais sur lui, entièrement nue, mon corps tremblant encore sous les caresses de mon meilleur ami. Plus rien n'avait de sens, plus rien ne semblait réel. Ma tête tournait encore un peu, mais je ne parvins pas à savoir si c'était une cause de l'alcool, ou plutôt de toute cette intensité que nous venions de vivre. Alors qu'il jouait avec les cheveux, je laissais aller mes doigts sur son épaule, la caressant tendrement.

    -Azylis...

    Je ne sus pas vraiment ce qu'il voulait me faire comprendre, mais je me contentais de soupirer, moi aussi. Mais pas un soupir de regret, un soupir apaisé. Je me sentais bien, je me sentais à ma place. Alors qu'en réalité j'étais partout sauf au bon endroit, mais je n'en avais pas conscience.
    Je tombais doucement dans le sommeil, tout comme Chris dont le souffle était devenu calme et régulier. Mais cela ne dura pas longtemps puisque peu de temps après je me levais, prise par une soudaine envie d'aller aux toilettes. Espérant ne pas réveiller mon meilleur ami, je me levais. C'est alors que j'eus une soudaine prise de conscience : j'étais entièrement nue sous ce plaid, serrée contre lui. J'avais fait quelque chose de dingue, vraiment dingue.
    Une fois sortie des toilettes, j'éteignais la musique qui avait continué à résonner dans l'ensemble de la maison, et récupérais mes vêtements éparpillés autour du canapé. Considérant qu'il était bien trop tard et risqué de rentrer chez moi après une telle nuit, j'entrais dans la chambre de Chris et les déposait dans un coin. S'il prenait l'envie à Damien de rentrer tôt le lendemain, je préférais ne pas me trouver dans le salon à son retour, seulement vêtue d'un plaid et entrelacée à son colocataire, qui se trouvait normalement être mon meilleur ami. Je me dirigeais vers le lit, et me glissais lentement sous les draps, essayant de faire le calme dans ma tête. Tout était bien trop compliqué pour que je ne puisse gérer la situation dans un tel état, et je me rendormis finalement, espérant ne pas avoir fait trop de bruit en me couchant.
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Jeu 25 Juil - 20:00

Chris se réveilla peu de temps avant l'aube. Un léger rayon de soleil filtrait à travers les volets mais dans l'ensemble, il faisait très sombre. Il avait froid, mais pourtant une légère pellicule de transpiration recouvrait sa peau nu. Il cligna des paupières, encore dans le coma. Il venait de se réveiller mais il était épuisé. Il avait un saveur âcre dans la bouche et surtout une sale impression vrillée en tête. Une de celle qui vous saisissait à votre éveil, quand la chose à laquelle vous pensiez une fraction de seconde avant celui-ci, était particulièrement désagréable. Un mauvais rêve quoi. Petit à petit, il essaya de retrouver des fragments du sien. Dans le processus, une ride se creusa au milieu de son front. Ce dont il se rappelait n'était pas possible. Non définitivement, il n'avait pas pu abuser d'une Azylis bourrée en l'ajoutant à la longue liste de ses conquêtes. C'était impossible, il s'était juré de ne plus profaner ce qu'il avait de sacré dans sa vie. Cependant alors qu'il avait pratiquement réussi à se convaincre que tout ceci n'était qu'un fantasme d'une nuit, il se rendit compte qu'il était sur son canapé. Il n'y avait plus de doute, comme le prouvèrent les images qui lui revinrent avec force en tête. Il se releva effaré. Normal, qu'il se rappelle de tout, il était complètement sobre, lui. Il se mit en position assise, prenant sa tête entre ses mains. La sensation désagréable n'en était plus une, elle s'était transformée en quelque chose de bien plus réel. Il avait sérieusement merdé. Il frissonna. Il ne sut pas si c'était à cause de la température ou du dégoût qu'il éprouvait envers lui même. Quoi qu'il en soit, cela eut le mérite de le faire sortir de la transe dans laquelle il s'était plongé depuis qu'il était réveillé. Il se leva, cherchant ses vêtements. C'est à ce moment là, et seulement à ce moment là que son cerveau surmené constata que sa partenaire de la nuit n'était plus là. Et finalement, il décida que ce n'était pas si surprenant que cela. Elle avait dû se réveiller, totalement sobre et se rendre compte qu'elle ne pouvait pas faire confiance à son meilleur ami pour la protéger quand elle était vulnérable. Elle avait tous les droits de le planter et de s'enfuir, il ne lui en voulait pas. A vrai dire, il s'en voulait particulièrement. Un peu plus à chaque secondes de prise de conscience en fait.

Il continua néanmoins sa chasse aux vêtements. Mais il ne parvient qu'à réunir son jean et son boxer. Il avait besoin d'un pull chaud et aussi d'une tasse de café. Il monta les escaliers à pas de loup, au cas où Damien était rentré et s'était couché. Cela lui arrivait après ses nuits de débauche. Il se trouva particulièrement humaniste car il avait plutôt envie de taper des pieds pour qu'il se réveille afin que Chris puisse lui raconter en détails ce qui s'était passé. Il n'était plus si égoïste que ça-sauf quand il couchait avec une personne venu chercher refuge et conseil chez lui- alors il ne le fit pas. Il se contenta de pousser la porte de sa chambre et eut la surprise d'y trouver l'objet de ses tourments qui finalement ne s'était pas enfuit. Cependant, le fait qu'elle n'ait pas voulu continuer à dormir avec lui était un bon indice de ce qu'elle devait ressentir à ce moment là. Il se rapprocha du lit pour la regarder. Son sommeil avait l'air paisible et elle était aussi belle que la veille, avec ses cheveux en désordre et ses lèvres rougies. Il ne la toucha pas pour ne pas troubler son repos. Il devait être honnête, il n'avait pas envie de se confronter à elle. Il avait trop honte de ses actes. Peut être qu'un peu de courage aurait pu racheter ses fautes de la nuit passée, mais c'était vraiment au dessus de ses forces. Alors il décida de s'enfuir tout simplement. Certes, le fait qu'il soit chez lui rendait la tâche plus difficile mais pas impossible. Pendant un instant, il songea à écrire un mot mais renonça face à l'absence totale de choses intelligentes à coucher sur le papier. Finalement, il attrapa sa veste de cuir et la passa sur son torse nu sans plus de cérémonie. Il avait vraiment besoin de fuir cet endroit, de se fuir lui même. Il trouverait bien un bar qui servait les clients même de bon matin. Il quitta la chambre avec précipitation, dévalant les escaliers. Il regretterait ce geste, assurément, mais celui ci ne ferait que s'ajouter à la longue liste des choses qu'il n'aurait pas du faire...

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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Dim 28 Juil - 17:53


    Je me réveillais quelques heures plus tard, avec un beau mal de crâne. Je n'avais absolument aucune idée de l'heure, mais il faisait jour et la journée devait être bien avancée. Je regardais alors autour de moi, et me rendis compte que la pièce ne ressemblait en rien à la mienne. J'étais chez Chris.
    Tout me revint. L'abus d'alcool, un tombeur, le barman violent, les pleurs, les rires, la danse, le sexe. Tout semblait défiler devant mes yeux, d'une telle façon que j'eus l'impression d'être en train de visionner le film de ma vie, et plus précisément l'épisode de ma soirée. Ma soirée catastrophique, soit dit en passant. J'avais donc couché avec mon meilleur ami, et à en voir autour de moi, j'avais passé le reste de la nuit seule. Je m'assis lentement, et pris ma tête dans mes mains, réalisant l'importance de ma connerie. Ca allait tout foutre en l'air, c'était évident.
    Je me décidais enfin à me lever, très difficilement. Je parcourais la pièce des yeux à la recherche de mes vêtements, et les vis dans un coin. En me levant, j'eus l'impression d'être encore plus saoule que la veille, étant donné l'importance de mes vertiges. Je m'habillais alors tant bien que mal, et descendais les escaliers. Une fois dans la cuisine, je me servais un grand verre d'eau, et je fus prise d'assaut par Django. Il aboya une ou deux fois, me sauta dessus, et je le caressais. Cette dernière action eut pour effet de le faire taire, et tout en continuant à lui gratter le haut de la tête, je vidais mon verre d'une traite. Si Chris avait l'air d'avoir foutu le camp, Damien était rentré lui. Et il était hors de question qu'il se rende compte que la fille qui avait passé la nuit à moitié nue dans le lit de son colocataire, c'était moi.
    J'étais certaine qu'il le saurait un jour, mais je ne me sentais pas capable de lui faire face maintenant. En fait, je me sentais vraiment idiote, et abandonnée. Oui, complètement abandonnée. Après un tel acte, je n'attendais pas de Chris un petit déjeuner au lit, mais de là à fuir... Je comprenais enfin les belles paroles qu'il m'avait offert la veille. Il fuyait.
    Je caressais une dernière fois Django, et ouvris la porte rapidement. Si coucher avec moi alors que j'étais complètement bourrée et déprimée, et disparaître le lendemain matin était pour lui une belle promesse d'amitié, ma façon de me comporter avec lui allait prendre une toute autre tournure.
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MessageSujet: Re: I've been drinking too much for sure I got a hangover - Azylis & Chris   Aujourd'hui à 4:26

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