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 Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris

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Chris F. Sullivan
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MessageSujet: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Sam 10 Aoû - 17:16



It's such a shame for us to part  

Il était un peu plus d'une heure du matin et Chris Sullivan errait dans les rues de Woodlands, une clope au bec. Les rares passants qu'il croisait le dévisageait d'un air suspicieux, se fiant sans doute à sa dégaine de mauvais garçon. Il leur donnait raison cela dit, car même s'il avait porté le plus coûteux des costumes, il serait resté un parfait connard. Immature et incapable d'évoluer qui plus est. La preuve, il avait repris les même habitudes qu'à Dover, la ville où il était devenu un  parfait délinquant juvénile.
Aujourd'hui, ça faisait une semaine qu'il n'avait pas vu Azylis. Bien entendu, c'était entièrement de sa faute. Il avait très mal agi avec elle lors de leur dernière rencontre et elle l'avait soigneusement évitée depuis. Il ne pouvait pas la blâmer, il aurait fait exactement pareil. Puis il fallait avouer qu'il était un parfait débile en matière de liens affectifs. Sinon, il ne se serait pas enfuit la semaine dernière. Et surtout, il aurait connu la marche à suivre à l'heure actuelle.
Car il n'avait aucune idée de comment retourner dans les bonnes grâces de sa meilleure amie. Il ne savait pas s'il avait besoin d'excuses ou d'espace. Il ne savait pas si elle le pardonnerait un jour. Et il savait encore moins si elle lui en voulait vraiment. A priori, le silence total qu'elle avait adopté face à ses sms et ses appels était un bon indice mais quelque part au fond de lui, il avait l'espoir qu'elle était juste occupée.
Après tout les évènements de la semaine passée s'étaient produits entre deux adultes consentants. Consentants ? Ce n'est pas ce que lui disait la petite voix dans sa tête. Car si lui était sobre, ce n'était pas le cas d'Azylis. Il soupira. Il en avait assez de cogiter à propos de tout cela. Certes il avait une connerie mais il avait aussi besoin de retrouver sa meilleure amie. Cette dernière devait ignorer combien elle était précieuse à ses yeux car sinon, elle ne le torturerait pas de la sorte...
Il prit sa décision sans s'en rendre compte, tandis que ses pas le menaient devant le Cinemark, lieu on ne peut plus important. D'une part parce que c'était ici que Azylis travaillait mais aussi parce que c'était à cet endroit qu'ils s'étaient rencontrés et que Chris avait passé les meilleurs moments de sa vie quand il avait tenu compagnie à la jeune femme pendant ses longues soirées de travail... Vue l'air tardive, elle devait être en train de ranger et nettoyer après le départ des derniers clients. Il tenait là une chance de la coincer. C'était peut être malhonnête mais il avait besoin de lui parler.
Comme prévu, il la trouva dans le hall du cinéma, en train de nettoyer la machine à pop corn. Sauf qu'il vit la scène à travers les portes vitrées. Ces dernières déjà verrouillées lui barraient le passage. Il pesta pour la forme, regarda un peu Azylis en cherchant des excuses potables et décida d'improviser.   Il leva la main et frappa doucement sur la surface dure pour attirer l'attention de la blonde qui lui tournait le dos, involontairement (ou du moins il l'espérait). Quelque chose lui disait qu'il allait devoir rivaliser d'imagination pour entrer...
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Azylis Swan
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Jeu 15 Aoû - 18:07

    J'avais coupé mes cheveux, courts. Je les avais longtemps eu jusque dans le milieu du dos, et je les idolâtrais. J'avais horreur qu'on me les touche, ayant sans arrêt l'impression qu'on allait me les abîmer. Mais après cette fameuse nuit, j'étais partie chez le coiffeur, et je les avais coupés. Depuis que j'étais à Woodlands, j'étais cette gosse de riche qui n'avait presque pas d'amis, et qui avait été lâchement abandonnée par son amour de jeunesse. J'avais décidé de changer, de devenir une autre, mais finalement il n'en était rien. Alors que je voulais oublier mon passé, oublier le mal que me provoquait ce changement de rang social, j'avais fini par recommencer : j'avais couché avec mon meilleur ami, et il avait fuit. J'avais beaucoup souffert de son absence à mon réveil, et je le lui avais fait comprendre. Si je n'étais pas capable de me reconstruire après mon départ du foyer, je devais changer, devenir une autre personne. Et bien que cette idée me paraisse un peu idiote, ça avait commencé par une coupe de cheveux. Je portais alors un carré long, tombant légèrement sous mes épaules.
    Je les repoussais d'ailleurs en arrière, me permettant de voir la machine à pop corn que j'essayais de nettoyer. Il était tard, je finissais mon service, et je n'avais qu'une envie : rentrer me coucher. Cela faisait une semaine que je vivais une horrible routine : manger, bosser, étudier, dormir. J'avais horreur de ça, je ne vivais plus. J'étais une machine, mon corps agissait sans même que ma tête n'aie à le décider. Et ça c'était à cause de lui, parce qu'il m'avait laissée, seule.
    Je fus surprise par un bruit contre la vitre derrière moi, et sursautais. Ayant tout juste terminé ma dernière tâche de la nuit, je me retournais après avoir remis la machine en place. Quand on parle du loup... Chris se trouvait là, face à moi derrière la vitre. Il avait un regard un peu vide, que je n'arrivais pas à identifier. Pourtant au lieu de m'attarder sur lui, je lui refis dos et pris la direction du vestiaire. J'aurais du m'y attendre, après les dizaines et les dizaines de messages et d'appels manqués. Je n'avais pas envie de le voir, de lui faire face ; je n'en avais pas la force.
    Je pris alors le temps de me changer, enfilant un chemisier foncé à la place de mon uniforme. Après avoir mis ma veste en cuir et attrapé mon sac, je fus tout de même obligée de sortir. J'espérais secrètement qu'il ne m'attendait pas à la sortie du personnel, mais après avoir passé tant de temps avec lui au Cinemark, j'étais persuadée qu'il savait où me trouver. Je n'eus d'ailleurs pas tord, puisqu'en prenant la direction de l'arrêt de bus le plus proche il se trouva face à moi. Je ne pris même pas la peine de lui adresser un regard, et continuais mon chemin, en silence.
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Lun 19 Aoû - 9:12

Elle se retourna et le dévisagea. Un regard froid, impénétrable qui en disait long sur le mépris qu'il lui inspirait désormais. Mais l'examen fut de très courte durée, trop vite, elle lui tourna à nouveau le dos avant de disparaître de manière plus définitive dans le cinéma. Le bras de l'irlandais retomba le long de son corps, tandis que l'abattement parcourait ses veines. Il était familier de cette sensation, il l'expérimentait depuis qu'il s'était enfuit de sa maison un beau matin alors que Azylis était nue dans son lit... Cependant grandir dans la misère forgeait le caractère et celui de Chris était comme les chiens. Il était incapable d'abandonner même s'il voyait une cause perdue. Il repartit en chasse.
Il s'élança et fit le tour du cinéma presque en courant de peur de la rater. Il savait qu'elle allait tenter de lui échapper. Il arriva près de l'entrée du personnel, le souffle court. Il espérait qu'à l'époque de leur amitié, elle lui avait bel et bien montré toutes les entrées possibles et qu'elle n'était pas en train de disparaître dans la nuit par une autre issue. Puis il se fit la réflexion que s'il restait devant la porte, il y avait de fortes chances pour qu'elle ne sorte pas du tout. Il avait besoin de lui parler. Vraiment. Alors il rusa. Il se cacha dans un petit coin sombre essayant de ne pas penser qu'il ressemblait à un parfait pervers. Et il attendit.
Elle ne fut pas longue à sortir mais il lui sembla avoir patienté bien trop longtemps. La faute aux pensées obscures qui flottaient dans sa tête ou à l'idée qu'il était si débile qu'il devait tendre un guet appens à sa meilleure amie pour qu'elle accepte de lui parler... Elle marchait d'un pas rapide, nerveux. Elle semblait très en colère et il se sentit étrangement vide en imaginant qu'il était à l'origine de cet état d'esprit.
Pourtant même s'il redoutait une gifle, il pris le risque et tenta le tout pour le tout. Il sortit dans la rue, lui barrant le passage. Elle le regarda comme s'il était une espèce particulièrement répugnante de limace et le contourna pour continuer son chemin. Il soupira avant de s'élancer à sa poursuite. Et pour lui barrer le chemin une nouvelle fois. Cette fois, il ferait bien attention de faire un pas sur le côté si elle faisait mine de se dérober. « Alors ça va être comme ça maintenant ? Pour une simple connerie, tu ne m'adresse même plus la parole ? » .
Il la regarda et constata pour la première fois de la soirée qu'elle s'était coupé les cheveux. Alors c'était quoi le jeu ? Nouvelle coiffure, nouvel ami ? Il s'exhorta au calme. Après la montée d'adrénaline de la poursuite, la lassitude revenait déjà. Il ferma les yeux. « Écoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé l'autre soir. Je vois bien que tu le prends mal. Mais on pourrait en parler, non ? »
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Dim 25 Aoû - 19:08

    A peine lui étais-je passé devant qu'il était déjà de nouveau face à moi. Il me barrait la route, et je ne voyais pas vraiment d'autre moyen que de le mettre à terre pour me débarrasser de lui -chose que je n'avais pas vraiment envie de faire. Je soupirais alors bruyamment, et attendais qu'il brise le silence. S'il ne me comptait pas me lâcher de la soirée, il finirait bien par parler à un moment ou à un autre. Et comme je m'y attendais, c'est ce qu'il fit. "Alors ça va être comme ça maintenant ? Pour une simple connerie, tu ne m'adresse même plus la parole ?". Je le regardais avec dégoût, reconsidérant intérieurement l'utilisation du terme "simple" dans sa phrase. Ce n'était rien de plus qu'une simple connerie, pour lui. Ce n'était certainement pas le cas pour moi. Je le regardais, totalement dépitée, ne sachant pas vraiment que lui répondre. L'acte en lui-même était tout à fait excusable, sa réaction pas vraiment. Je le haïssais pour ce qu'il avait fait, pour avoir pris la fuite. Je le haïssais parce qu'il était mon meilleur ami, celui sur lequel je pensais pouvoir compter nuit et jour. Pourtant, il avait fuit à un moment où j'aurais vraiment aimé l'avoir près de moi. Mais c'était un homme, et je commençais à croire très sérieusement qu'ils étaient tous pareil, qu'ils avaient un don pour prendre la fuite. Mon père, Hermès, maintenant Chris. Je les détestais, ils étaient tous exactement les mêmes. "Oui, c'est bien ce que je comptais faire". Mais il était là face à moi, et il détruisait mes plans.
    Et puis il sembla me regarder plus attentivement et parut surpris. Je ne pouvais pas le blâmer, la lumière était mauvaise étant donné l'heure tardive. Il avait sans doute remarqué mon changement de coiffure, qui d'ailleurs me plaisait beaucoup bien que l'idée m'était à la base venue comme un très mauvais prétexte. Une nouvelle coiffure pour une nouvelle vie. Du Azylis tout craché. "Écoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé l'autre soir. Je vois bien que tu le prends mal. Mais on pourrait en parler, non ?". Nous passions visiblement aux choses sérieuses. Mais je n'avais pas envie de parler, je n'avais pas envie de l'écouter sortir des excuses pourries qui ne nous auraient pas avancés. J'avais l'impression de l'avoir perdu, l'impression que nous ne pouvions plus rien l'un pour l'autre. La seule chose que je souhaitais, c'était le voir souffrir à son tour ; j'eus une soudaine envie de le gifler. Et la gifle siffla. Sans même m'en rendre compte, ma main était partie et je ressentais un léger picotement le long de mes doigts. Je me mordis l'intérieur des joues et inspira longuement. Une fois mon calme retrouvé, je le regardais avec mépris. "Et de quoi veux-tu parler Chris ? Du fait que nous ayons couché ensemble alors que je n'étais pas en état de comprendre quoique ce soit, ou du fait que tu m'aies lâchement abandonné le lendemain ?". Nous étions deux, il y avait donc des tords des deux côtés, mais je n'étais pas encore capable de l'accepter.
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Ven 30 Aoû - 14:27

La colère avait laissé place au dégoût dans les yeux azurés d'Azylis. Ceux de Chris ne reflétait que la tristesse. Personne n'aimait être regardé de la sorte. Surtout quand la personne qui dardait ce type de regard sur vous comptait autant dans votre vie. Il inspira tandis qu'elle soupirait. Finalement, l'obscurité était sûrement une bénédiction, elle adoucissait la scène, ne montrant pas côtés les plus crus. Pourtant, il n'avait pas besoin de voir la déception d'Azylis pour prendre mesure de son existence, il pouvait presque la sentir tant elle était palpable. Et puis, elle le lui fit comprendre, réduisant ses tentatives pour engager la conversation à néant par une réponses des plus laconiques.  "Oui, c'est bien ce que je comptais faire" . Un ange passa. La sobriété dans les disputes, c'était toujours mauvais. Il aurait préféré qu'elle lui lance un tas de reproches dans la figure. Ainsi, il aurait pu prendre mesure de l'étendue de sa colère. Il aurait pu répliquer, s'excuser encore et encore. Mais avec une réponse comme ça, aucun des deux ne pourraient déverser sa frustration Et ils resteraient en mauvais termes à tout jamais. Sauf que ça, c'était une option qu'il refusait de considérer. Il avait besoin d'elle. Et ce fut uniquement toute l'affection qu'il lui portait qui le poussa à faire un autre pas vers elle. "Écoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé l'autre soir. Je vois bien que tu le prends mal. Mais on pourrait en parler, non ?" Chris Sullivan venait de s'excuser. Cela méritait un article en première page des quotidiens nationaux ! Malheureusement, cet effort d'abnégation ne fut pas récompensé de la manière qu'il souhaitait. Elle le gifla. Trois petits mots simples pour décrire une situation qui ne l'était pas du tout. Le contact de la main féminine sur sa joue, fut cuisant, tout comme la pensée qu'elle le détestait tellement qu'elle avait envie de le frapper.Il resta hébété un long moment. Cependant elle continua à l'éprouver, lui assénant des mots plus durs que jamais. Il préférait se prendre une centaine de gifles plutôt que d'entendre le mépris dans sa voix. Et de quoi veux-tu parler Chris ? Du fait que nous ayons couché ensemble alors que je n'étais pas en état de comprendre quoique ce soit, ou du fait que tu m'aies lâchement abandonné le lendemain ?" Que répondre à ça ? Il n'avait pas le début d'un commencement d'idée. Mais il savait qu'il allait devoir répliquer très vite. Sinon, elle se détournerait de lui et disparaîtrait dans la nuit. Et peut être même de sa vie. Dans le même temps, une pensée des plus désagréable commençait à s'insinuer en lui. Elle était en colère car elle avait vu le vrai Chris. Un enfoiré, c'est ce qu'il était depuis toujours. Il pensait qu'elle l'avait compris durant leur amitié, mais en fait, ça la gênait quand même. Il avait essayé d'être bien pour elle mais il commençait à se demander si cela pouvait marcher... Il tenta de se rappeler ce qu'elle aimait chez lui, pour la faire fléchir. Il décida de jouer encore et toujours l'humour, ce qui était plutôt naze dans les circonstances actuelles. « On n'est pas obligées de parler de trucs sordides comme ça. Je pourrais te dire que ta nouvelle coiffure te va très bien. Et on pourrait aller manger des pancakes, comme au bon vieux temps... » . Il sut que c'était une utopie au moment même où il prononçait les mots. Et que ça n'allait sûrement pas lui plaire. Alors il prit sur lui, et aborda malgré lui ce moment glorieux de la semaine passée. « Ou alors... Je pourrai t'expliquer à quel point je suis méprisable. Te dire que quand j'ai réalisé que j'avais profité de toi alors que ta lucidité n'était pas complète, j'ai été tellement choqué que je me suis enfuis. T'expliquer que j'imaginais que tu avais besoin de temps pour comprendre ce que j'avais fait et que tu ne voudrais pas forcément me voir. Te rappeler que je ne suis qu'un mec immature et lâche et que j'ai beau essayer de changer de toutes mes forces, je reste un enfoiré. » . Il avança d'un pas. Il connaissait le risque d'une nouvelle gifle, il savait que la partie était loin d'être gagnée. Mais là, il ne calculait plus, il parlait avec son cœur. De toute façon, si elle faisait mine de le frapper à nouveau, il retiendrait sa main. Elle avait besoin de canaliser sa colère. Comme lui avait réussi à canaliser sa honte pour venir lui parler. « Et enfin, te dire encore une fois à quel point je suis navré d'être comme ça, et d'avoir fait ça. » . Il pencha la tête, ne sachant pas s'il voulait lui déposer une baiser sur la joue ou la prendre dans ses bras. La chaleur qui se répandait sur sa joue le dissuadait d'être aussi audacieux que d'ordinaire.
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Azylis Swan
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Jeu 5 Sep - 17:18

    Chris restait là face à moi, totalement abasourdi. Habituellement j'arrivais à me contrôler, j'en venais rarement aux mains, mais ce soir c'était différent. Toute la rancœur que j'avais ressentie pour lui ces derniers jours montait en puissance, et j'avais terriblement envie de lui sauter dessus et de le battre à mort. Enfin, peut-être pas tant que ça, mais c'était l'idée. Il ne réagissait pas, il laissait mes mots l'abattre alors que je n'avais aucune envie de faire un effort pour retenir ma haine. J'avais besoin qu'elle sorte, j'avais besoin de le voir souffrir. Je n'étais pas suffisamment stupide pour lui dire des méchancetés que je ne pensais pas, je voulais le voir souffrir autrement, comme moi lorsque j'avais découvert son absence. A en voir sa tête, mon silence qui l'avait visiblement touché ces derniers jours était plus agréable que notre discussion. Alors que son visage s'était décomposé, il prit tout de même sur lui pour me répondre. « On n'est pas obligées de parler de trucs sordides comme ça. Je pourrais te dire que ta nouvelle coiffure te va très bien. Et on pourrait aller manger des pancakes, comme au bon vieux temps... » . Je m'attendais à tout sauf à ça. J'avais face à moi le Chris que je connaissais, celui qui ne m'aurait laissé tomber pour rien au monde, pas celui de ce fameux lendemain. Pourtant, même si son humour me calma un peu, il ne lui épargna qu'une seconde gifle. Je n'avais certes plus envie de le frapper, mais je n'en étais pas moins énervée. J'avais envie de le prendre dans mes bras et de lui rappeler à quel point c'était un crétin fini, mais ça n'aurait rien résolu. Je savais que trop bien que ce n'était pas en faisant comme si rien ne s'était passé que les choses s'arrangeaient, bien que ce fut tentant. Alors qu'il parlait de pancakes, je me rendit compte que j'avais faim. Depuis quand n'avais-je rien avalé ? Je n'étais même pas sure d'avoir mangé la veille, bien trop occupée à ignorer ses appels désespérés. Si je ne pensais pas un peu plus à moi, j'allais finir par refaire une crise de boulimie, et je n'en avais vraiment pas envie. « Va pour les pancakes, on en parlera en marchant ». Je ne savais pas vraiment où on trouverait un endroit où manger, mais si je n'avalais rien de sucré dans l'heure à venir, je risquais très fortement de m'écrouler sur le trottoir. Je lui fis un signe de tête pour lui faire comprendre que je ne plaisantais pas et qu'il pouvait avancer, j'allais le suivre. « Ou alors... Je pourrai t'expliquer à quel point je suis méprisable. Te dire que quand j'ai réalisé que j'avais profité de toi alors que ta lucidité n'était pas complète, j'ai été tellement choqué que je me suis enfuis. T'expliquer que j'imaginais que tu avais besoin de temps pour comprendre ce que j'avais fait et que tu ne voudrais pas forcément me voir. Te rappeler que je ne suis qu'un mec immature et lâche et que j'ai beau essayer de changer de toutes mes forces, je reste un enfoiré. Et enfin, te dire encore une fois à quel point je suis navré d'être comme ça, et d'avoir fait ça. ». Nous n'étions pas partis et il s'avança donc d'un pas vers moi. Je n'avais plus envie de le frapper, mais cette proximité me perturba un peu. C'était idiot après ce que nous avions partagé cette nuit là, pourtant je n'étais absolument pas à l'aise. Quelques instants plus tôt je l'aurais pris dans mes bras, là j'avais presque envie de faire un pas en arrière. Peut-être étaient-ce ses mots qui me faisaient peur. Peut-être que je n'avais pas envie qu'il trouve d'excuse, parce que je lui en voulais tellement qu'il ne pouvait pas être pardonné. Le problème, c'est que je pouvais comprendre qu'il ai eu peur, je pouvais comprendre qu'il ne voulait pas me faire face. Mais moi j'avais eu besoin de lui à mon réveil, et je n'arrivais pas à penser à autre chose que ça. Au fond de moi, j'avais aussi peur ce toutes ses paroles ne soient que des mensonges. Il était un beau parleur et je l'avais toujours su, c'est cette facette de lui que j'avais découverte en premier derrière ma caisse du Cinemark. Alors que j'avais connu le vrai Chris, celui qui existait sous sa carapace, j'appréhendais qu'il puisse jouer avec moi comme il le faisait avec toutes les autres filles. Après tout après avoir couché ensemble il me voyait peut-être comme telle. Je pensais des milliers de choses, pourtant rien ne semblait vouloir sortir de ma bouche. « Je pensais que tu avais suffisamment confiance en moi pour que tu arrêtes de jouer au bel enfoiré. Je pensais qu'on était proches, et que c'était différent avec moi, que j'étais pas comme les autres filles à tes yeux. J'me suis trompée. ». Je le vis s'approcher de moi et j'eus très envie de le repousser, mais ce fut plus fort que moi et je le pris dans mes bras. Je posais alors doucement ma tête sur son épaule, et murmura dans son oreille. « [color=#ff9933]S'il te plait Chris, promets-moi que tu ne disparaîtras plus de cette manière ». Alors que je lui en voulais à l'origine pour ce que nous avions fait cette nuit là, la seule chose qui comptait à ce moment précis était le contact de nos deux corps. J'avais eus besoin de cette étreinte la semaine précédente, et non pas d'un lit vide. Nous aurions put en parler calmement, se rendre compte à quel point nous avions été idiots, et en rire dans quelques mois. Mais je n'avais pas eu le droit à ce câlin réconfortant, et son absence n'avait qu'enfoncé un peu plus profondément le problème.
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Sam 7 Sep - 15:41

La lutte était bien plus âpre qu'il ne l'avait imaginé. Il semblait que son départ avait réellement blessé Azylis. Non pas qu'il doutait de la sincérité de sa colère mais il n'avait imaginé que c'était à ce point là. Enfin, si, il aurait pu l'imaginer s'il s'était montré moins égoïste et se serait rappelé qu'elle avait une vie tout aussi compliquée que la sienne. Mais comme le démontrait les blessures qu'il lui avait infligé, il n'apprenait jamais. Il refaisait inlassablement les mêmes erreurs. Il soupira. Les paroles acides de la blonde l'avaient convaincus : Il ne méritait pas d'être pardonné. Ainsi, la première réplique qu'il reçut en réponse le choqua autant que la gifle. Sauf que cette fois ci, c'était une agréable surprise. « Va pour les pancakes, on en parlera en marchant ». Il resta immobile, n'osant pas croire ce qu'il venait d'entendre. C'était peut être ironique après tout ? Ni l'un ni l'autre ne fit un mouvement. La proximité était toujours présente entre eux. Cela voulait-il dire que la supplique de l'irlandais avait fait du chemin dans l'esprit de sa meilleure amie ? Il l'espérait de toutes ses forces. Enfin, elle répondit, l'éclairant sur son état d'esprit. « Je pensais que tu avais suffisamment confiance en moi pour que tu arrêtes de jouer au bel enfoiré. Je pensais qu'on était proches, et que c'était différent avec moi, que j'étais pas comme les autres filles à tes yeux. J'me suis trompée. » Il fronça les sourcils à ses paroles. Si elle imaginait qu'elle n'était qu'une simple fille parmi toutes celles qu'il avait connues, elle se trompait comme jamais personne ne s'était trompé. Et il était prêt à le lui dire, avec toute l'éloquence dont il était capable. Seulement, il avait peur qu'elle pense qu'il la manipulait avec de beaux discours. Ce fut pourquoi il fut sobre. Et totalement sincère. Il la regarda droit dans les yeux. « Tu n'es pas comme toutes les autres. Tu es différente. Et je t'interdis de penser le contraire. Avec Damien, tu es tout ce que j'ai. » Mais la sobriété, ce n'était pas son truc. Il y avait comme un goût d'inachevé dans ses paroles. Il avait besoin d'être plus clair. « . Avec une autre... J'aurais été beaucoup moins correct, je peux te le garantir. Je ne serai pas parti, mais seulement pour tirer un max d'elle. J'aurais chercher à l'arnaquer ou à avoir plus de sexe... » Il y avait toujours quelque chose de bizarre à avouer à voix haute quels sombres desseins vous nourrissiez à une personne auquel vous teniez. Effectivement, il se sentait comme un bel enfoiré après ces paroles. Mais il n'avait toujours pas terminé. « Azylis... Si je suis resté avec toi sur ce canapé ce n'est pas pour rien... C'est toi qui est partie la première. Oh bien sûr, je ne t'en fais pas le reproche mais moi aussi, je me suis réveillé seul... Je te jure que je pensais que tu ne voulais pas de moi ! » . Il plaidait sa cause avec passion mais l'enjeu était si important qu'il lui importait peu de se donner en spectacle au milieu de la rue. Il fit encore un pas vers elle et cette fois ci, elle ne le repoussa pas. Au contraire, elle le prit dans ses bras, posant sa tête sur son épaule. Il ferma les yeux quand elle lui adressa une prière en murmurant dans son oreille. « S'il te plait Chris, promets-moi que tu ne disparaîtras plus de cette manière ». Il huma le parfum raffiné de ses cheveux, réfléchissant aux implications d'une telle promesse. Mais il ne pouvait décemment pas se dérober. Il s'écarta légèrement, pour poser son front contre le sien. « C'est promis. Oh oui, je ne le ferai plus. Pardonne moi s'il te plaît, te faire du mal était vraiment la dernière chose que je voulais. » . Il ne parlait pas seulement de sa façon de disparaître mais aussi de la nuit qu'ils avaient passé ensembles. Il savait que cet acte irréfléchi avait à tout jamais changé leur relation. Mais plus que tout, il voulait faire perdurer celle-ci. Alors il se jeta à l'eau, oubliant qu'il était sensé être une personne plutôt lâche. « Il faut qu'on en parle... De ce qui s'est passé cette nuit là... Ce ne sera sûrement pas facile. Je sais que tu aura besoin de temps pour me pardonner et me faire à nouveau confiance... Mais si on ne le fait pas, ça sera toujours entre nous. Et je ne veux pas te perdre. » . Voilà, c'était dit. Il ne rompit pas pour autant leur étreinte. Il avait peur qu'elle s'enfuit à nouveau, et les pancakes étaient le cadet de ses soucis. Il passa ses bras autour de son abdomen, aussi haut que possible pour ne laisser aucune place à l'ambiguïté et murmura à son tour. « Je t'aime Azylis Swan. Je suis un abruti qui ne te mérite pas, mais c'est vrai.  Je peux devenir meilleur pour toi. » . On pouvait pratiquement l'entendre hurler la suite dans ses pensées. Alors ne me laisse pas. Je ne m'en remettrai pas. .
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Lun 9 Sep - 22:24

    Comme j'avais pu m'y attendre, Chris ne bougea pas. Il restait totalement immobile, ne croyant surement pas mes paroles. J'avais faim, et une soudaine envie de pancakes, c'était quand même pas si étonnant que ça. Il continua donc à m'écouter parler, sans avancer, tout en fronçant les sourcils. Ma réponse n'avait pas l'air de lui plaire... Tant pis. Pourtant, il planta ses yeux droit dans les miens, et me répondit avec toute la sincérité possible. « Tu n'es pas comme toutes les autres. Tu es différente. Et je t'interdis de penser le contraire. Avec Damien, tu es tout ce que j'ai ». J'avais envie de le croire, mais bien qu'il était rare de le voir de si courts discours, je n'y arrivais pas. Lui aussi comptait beaucoup pour moi, et c'est sans doute pour cette raison que je n'arrivais pas à comprendre comment il avait put me faire subir une telle chose. Ca n'avait aucun sens, ça me paraissait improbable, totalement improbable ! Alors que j'étais sceptique, il poursuivit. « Avec une autre... J'aurais été beaucoup moins correct, je peux te le garantir. Je ne serai pas parti, mais seulement pour tirer un max d'elle. J'aurais chercher à l'arnaquer ou à avoir plus de sexe... ». Et le pire dans tout ça, c'est que je savais qu'il avait raison. On se racontait tout et n'importe quoi, et cela comprenait bien entendu nos histoires sans lendemain. J'étais loin d'être d'accord avec tout ce qu'il faisait, mais je n'étais pas dupe et j'avais bien conscience qu'il était vraiment malhonnête. Mais cette malhonnêteté ne s'était jamais retournée contre moi, et malgré ce qui avait pu se passer cette nuit là, c'était toujours le cas. Je connaissais le Chris dont il parlait, et je savais de quoi il était capable pour de l'argent pourtant, malgré tout le fric de mon père, il n'avait jamais essayé d'en tirer profit. Je commençais à comprendre que cette nuit avait finalement été sincère, et qu'il devait dire vrai quand il se qualifiait de lâche. Mais même si j'avais un soupçon de compréhension, je lui en voulais terriblement. « Alors tu as vraiment un don pour repousser tout ce que tu as ». Et puis il poursuivit sur sa lancée, m'expliquant finalement le pourquoi du comment, et m'avouant quelque chose auquel je ne m'attendais pas le moins du monde. « Azylis... Si je suis resté avec toi sur ce canapé ce n'est pas pour rien... C'est toi qui est partie la première. Oh bien sûr, je ne t'en fais pas le reproche mais moi aussi, je me suis réveillé seul... Je te jure que je pensais que tu ne voulais pas de moi ! ». Chris paraissait vraiment sincère, et ça me fit froid dans le dos. Finalement, peut-être comprenait-il ce que je ressentais. Mais je n'en avais pas envie ! Ce dont j'avais envie moi, c'était le haïr et lui en vouloir, jusqu'à ce que je me sente capable de lui pardonner. J'avais besoin au plus profond de mon âme de lui en faire baver, lui aussi. Mais s'il s'était senti dans la même situation que moi en se réveillant, plus rien n'avait le même sens, et je devais l'admettre...  « Mais j'avais froid ! Et puis Damien aurait put rentrer à n'importe quel moment, et je n'avais pas vraiment envie d'une de ses innombrables remarques désobligeantes ». C'était la seule chose à laquelle j'avais pensé en me levant pour aller aux toilettes. Pas un instant je n'avais imaginé que j'aurais pu le vexer. Il s'agissait de Chris, mon Chris ! Celui qui avait amené pendant des semaines une fille différente à mon lieu de travail. J'avais vu le tombeur à l'acte, et je n'avais pas imaginé une seule seconde qu'il puisse ressentir un truc pareil.
    Lorsque je lui fis promettre de ne plus disparaître de cette manière, il s'écarta légèrement de moi et posa son front contre le mien. « C'est promis. Oh oui, je ne le ferai plus. Pardonne moi s'il te plaît, te faire du mal était vraiment la dernière chose que je voulais ». Contre mon gré, je laissais une larme couler le long de ma joue. J'espérais vraiment qu'il était sincère, j'espérais de tout mon être que ce n'était pas des promesses en l'air. Mais je ne savais as vraiment où en était notre relation, après un tel acte, j'avais du mal à croire que nous pourrions faire comme si de rien n'était. J'avais envie de le croire, et je fermais les yeux me demandant ce que je devais faire face à de telles excuses.  « Il faut qu'on en parle... De ce qui s'est passé cette nuit là... Ce ne sera sûrement pas facile. Je sais que tu aura besoin de temps pour me pardonner et me faire à nouveau confiance... Mais si on ne le fait pas, ça sera toujours entre nous. Et je ne veux pas te perdre ». Il avait entièrement raison, mais je ne m'en sentais pas capable. Lui faire face était déjà difficile, j'avais du mal à imaginer que nous devions maintenant en parler, mettre les choses au clair. Pourtant, si je tenais un tant soit peu à notre relation, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. « Je n'en suis pas capable, pas déjà. Parce qu'avec du recul j'aurais pu comprendre ce qui s'est passé entre nous, mais admettre que tu m'as abandonnée, seule dans ton lit, ça je n'y arrive pas ». Je baissais bêtement les yeux, alors qu'il m'entourait de ses bras. Je me sentais faible, beaucoup trop faible. J'avais horreur de ça, et j'étais vraiment dans une position inconfortable, délicate. Pourtant, ses bras m'offraient toute la sécurité dont j'avais besoin, ils me rassuraient. « Je t'aime Azylis Swan. Je suis un abruti qui ne te mérite pas, mais c'est vrai.  Je peux devenir meilleur pour toi ». Je posais alors mes bras à plat sur son torse, tentant de ne pas penser à cette nuit où il s'était trouvé nu contre ma peau, et essayais de mettre de côté nos tons un peu trop graves et sérieux. « Alors trouve moi un endroit où on pourrait manger des pancakes avant que je ne meurs d'une crise d'hypoglycémie, et je te promets qu'on parlera ». Je ne pouvais pas y échapper de toute façon, alors autant s'y attaquer tout de suite. Je laissais doucement ma main tomber, et serrais la sienne avec fermeté, attendant qu'il se décide à m'amener manger.
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Sam 14 Sep - 9:11

Il observait le dilemme intérieur que sa meilleure amie semblait mener, se demandant si un jour il serait capable d'arrêter de blesser les personnes auxquelles il tenait. D'ailleurs, encore une fois, il s'y prenait mal avec elle. Il la saoulait d'arguments rationnels, désirant ainsi obtenir son pardon et une bénédiction pour son comportement, lui volant littéralement son droit d'être en colère.  Il sentait que ses paroles faisaient du chemin dans son esprit mais sans pour autant apaiser le désir de vengeance de la jeune femme. Il avait été trop impatient... Il aurait dû lui laisser quelques jours de plus. « Alors tu as vraiment un don pour repousser tout ce que tu as » Un constat froid, implacable qui lui confirmait ce qu'elle craignait. Azylis avait atteint son seuil de tolérance en matière de malhonnêteté. Il ne pouvait pas l'en blâmer, elle n'était pas la première. Et il avait déjà entendu des phrases presque similaires dans le passé. C'était tellement véridique qu'il n'avait absolument aucune réponse à opposer. Il attendit donc qu'elle décide de leur sort. « Mais j'avais froid ! Et puis Damien aurait put rentrer à n'importe quel moment, et je n'avais pas vraiment envie d'une de ses innombrables remarques désobligeantes » Cette fois ci, il avait bien une réponse toute préparée mais il n'était pas certain qu'elle veuille l'entendre. Il se sentait tout à coup comme un gamin pris en faute. Il se sentait penaud. Il avait l'impression de ne pas avoir beaucoup réfléchi cette nuit là, pour ne pas dire qu'il avait sérieusement merdé.   « Je n'avais pas pensé à des trucs comme ça. Je croyais vraiment que tu t'étais réveillée, que tu m'avais vu et que tu étais tellement dégoûtée que tu étais partie. Je savais que ce que j'avais fait était mal et que dès que tu serai sobre... Tu m'en voudrais. » Son goût pour les longs discours lui étaient revenus. Sauf que celui là ne prenait pas la forme d'une brillante démonstration mais de justifications embrouillées. Une nouvelle fois, il se contraignit au silence. Il ne pouvait pas se défaire de l'impression qu'il était en train de faire empirer la situation.

Il avait même fait pleurer Azylis. Il voyait ses yeux briller dans l'obscurité. Il n'osa pas lui demander ce qui avait bien pu la mettre dans cet état. Il était déboussolé. Il ne jouait pas avec elle. Il ne s'attendait pas à ce que la sincérité entraîne une telle réaction. « Je n'en suis pas capable, pas déjà. Parce qu'avec du recul j'aurais pu comprendre ce qui s'est passé entre nous, mais admettre que tu m'as abandonnée, seule dans ton lit, ça je n'y arrive pas » La sentence, implacable, était tombée. Il baissa les bras et recula d'un pas. Il avait l'impression que tout ce qu'il venait de dire n'avait servi à rien. La promesse, la résolution du quiproquo... Car l'abandon dont elle parlait était bel et bien un quiproquo. A la base, il pensait vraiment qu'elle l'avait fuit en premier.  Il soupira bruyamment. Ils tournaient en rond. Pour la simple et bonne raison qu'elle ne voulait pas le pardonner. Sinon, elle aurait trouvé un reproche moins absurde que celui là à lui faire.  Car il pensait avoir éclairci ce point. C'était à ne plus rien comprendre. A aucun moment, elle ne lui avait le reproche d'avoir profité d'elle alors qu'elle était ivre mais elle restait focalisée sur ce minuscule détail, son départ le matin. Rien ne pourrait s'arranger ainsi. Ce fut à son tour de se raidir, quand elle attrapa sa main. « Alors trouve moi un endroit où on pourrait manger des pancakes avant que je ne meurs d'une crise d'hypoglycémie, et je te promets qu'on parlera » Il secoua négativement la tête, non sans tristesse. Il la trouvait irrationnelle dans sa dernière réplique. Et il savait que tant qu'elle serait dans cet état, une conversation sur ce qui s'était passé ne pourrait que mal terminer.   « Non... Je croyais que parler était ce dont nous avions besoin. Mais j'avais tort. C'est bien trop tôt. Tu es encore trop en colère pour me pardonner ou pour que nous puissions parler calmement. » . Il fit encore quelques pas en arrière, essayant d'ignorer son cœur qui était en train d'exploser dans sa poitrine. Il était responsable d'un beau gâchis, mais il en faisait les frais aussi. Il ne souffrait peut être pas autant qu'elle mais il souffrait. La culpabilité en plus pour ce moment d'absolu folie où il avait eu envie d'elle alors qu'elle n'était pas vraiment en état de dire non. « Tu sais où me trouver quand tu sera prête... Ou si jamais je commence à te manquer. » . Elle, lui manquait déjà mais c'était une autre histoire. Il remit sa capuche et entreprit de se fondre dans l'obscurité. Il accédait à son vœu, il disparaissait.
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Jeu 19 Sep - 22:15


    « Je n'avais pas pensé à des trucs comme ça. Je croyais vraiment que tu t'étais réveillée, que tu m'avais vu et que tu étais tellement dégoûtée que tu étais partie. Je savais que ce que j'avais fait était mal et que dès que tu serai sobre... Tu m'en voudrais ». Il avait l'air vraiment sincère, et il ne me balançait pas un de ses discours bien préparés. Finalement, on était un peu dans le même cas, tous les deux. On s'était retrouvés seuls au réveil, abandonnés. Je commençais à compatir, quand je me rendis compte que si lui avait fuit, c'était aussi beaucoup parce qu'il avait eu peur de ma réaction. Et ça, je ne pouvais pas l'accepter. Il nous aurait fallu discuter, mettre les choses au clair, au lieu de disparaître sans aucune explication. « Et tu avais raison, je t'en veux ». Et je ne voulais pas enfoncer encore un peu plus le clou, mais j'étais sure qu'il était passé par sa chambre avant de sortir. Quand il s'était levé dans la nuit il ne portait pas de tee-shirt, et n'avait aucune affaire pour sortir. C'était donc évident, avant de partir il m'avait vu, dans son lit. Seule. Mais à quoi bon le lui rappeler ? Non seulement je n'en étais pas sure, mais en plus je ne supportais plus notre conversation. J'avais envie, besoin, de tout arranger. Pourtant, c'était plus fort que moi je n'y arrivais pas. Il fallait que je lui fasse du mal à son tour, que je lui en fasse baver.
    Il soupira bruyamment, recula, baissa les bras. Tous les signes d'une défaite, il avait déjà perdu. Mais je refusais d'admettre que le combat était déjà terminer, il ne pouvait pas abandonner si vite. J'aurais tellement donner moi, pour notre amitié. Il était celui qui m'avait permis de tenir debout depuis mon arrivée chez mon père. Celui qui avait toujours été là pour moi, ou presque. Mais lui avait perdu, il rendait les armes. Trop tôt. J'essayais de le remettre sur les rails, par ma proposition d'aller manger quelque chose, mais il refusa. Tout ce que nous avions construit -parce que nous en avions fait des choses !-, était en train de s'écrouler. J'avais l'impression de perdre une nouvelle fois mon âme sœur, si au moins il en existait. Il secoua la tête négativement, et mon ventre fit un bond. Je n'avais plus faim, mais envie de vomir. « Non... Je croyais que parler était ce dont nous avions besoin. Mais j'avais tort. C'est bien trop tôt. Tu es encore trop en colère pour me pardonner ou pour que nous puissions parler calmement ». Il fit quelques pas en arrière, lâchant ma main. « Tu sais où me trouver quand tu sera prête... Ou si jamais je commence à te manquer ». Le sol s'écroule sous mes pieds, et je sens la chute, trop longue et trop brutale. Alors que j'encaisse le choc de son renoncement, il met sa capuche et s'éloigne déjà. Mais il n'avait pas le droit, il ne pouvait pas. Je n'acceptais pas qu'il apparaisse comme ça, alors que je n'en avais pas la moindre envie. Il m'avait forcé à lui faire face, obligé à parler alors que je n'étais pas prête. Et maintenant il se rendait compte qu'il m'aurait fallu plus de temps, que je ne pouvais pas encore parler calmement ? Je n'y croyais pas, je ne pouvais pas croire qu'il disparaissait déjà. Alors qu'il avait fait quelques pas, je le rattrapais rapidement, posais ma main violemment sur son épaule et le retournais. Je lui faisais de nouveau face, et inspirais pour éviter de crier. Il voulait une conversation calme, je faisais en sorte de ne pas lui crier un nouvelle fois dessus. « Alors quoi ? Tu t'en vas déjà ? T'as pas eu la réponse que tu souhaitais alors tu te barres ? Tu fuies une fois de plus Chris Sullivan. Et ça, il en est hors de question. Tu es venu me voir, tu vas l'avoir ta discussion, calme ou pas ». Je n'attendais pas qu'il réponde, et poursuivais. J'étais hors de moi, la rage que j'éprouvais était visible sur chaque parcelle de mon corps. Mais je lâchais tout de même son épaule. « T'as pas le droit de t'en aller. T'as merdé, et ça tu dois l'accepter. Tu as fui une première fois, mais je te laisserais pas faire ce soir. Alors je vais te dire ce que tu es venu entendre : je pense que t'es un bel enfoiré. T'es un connard Chris. T'as attendu que je sois complètement bourrée pour me sauter, alors que je suis ton amie. Je pensais qu'il n'y avait pas de ça entre nous. Tu as profité d'un moment de faiblesse, alors que j'étais venue chercher du réconfort chez toi parce que ça n'allait pas, tu as profité de moi. Mais je te l'accorde, ce genre de chose se fait à deux. Alors oui, je ne sais pas si j'étais vraiment consciente, je ne sais pas si je t'ai provoqué, en tout cas : on n'avait pas à faire ça. Je t'en veux, je trouve que t'as merdé, mais plus j'y pense et plus je me dis que j'en avais peut-être envie, finalement. Alors je t'en veux un peu pour ça, parce que c'est un truc qui se fait pas, mais je t'en veux surtout de m'avoir laissée le lendemain. Tu peux dire ce que tu veux, tu peux me trouver mille excuses, ça n'effacera pas le trou que j'ai ressenti en me réveillant. Tu l'as dis : je ne suis pas prête à te pardonner, c'est trop tôt. N'empêche que je peux quand même essayer ». Contre toute attente, ma voix était calme. Je reprenais enfin ma respiration, espérant qu'il ne se retourne pas de nouveau. J'avais besoin qu'il me prenne dans ses bras, besoin de lui, je lui avais dit ce que je pensais, et c'était encore plus douloureux de le formuler à voix haute.
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Lun 23 Sep - 10:05

Il avait beau s'enfuir, il marchait d'un pas lourd. L'expression porter le malheur du monde sur ses épaules n'en était pas une, il ressentait bien une immense peine qui semblait le paralyser émotionnellement et physiquement. Il avait échoué. Il n'était pas parvenu à se faire pardonner d'Azylis. C'était peut être la dernière fois qu'il la voyait au rythme où les choses allaient... Il ressenti une certaine colère. D'une part à cause du fait qu'il allait perdre sa meilleure amie pour une raison totalement stupide et d'une autre parce qu'il avait le choix de fuir au lieu de s'obstiner. Sur le coup, cela lui avait paru la meilleure chose à faire, mais maintenant qu'il se forçait à disparaître, il n'en était plus aussi certain... Tout se passa très vite. Il entendit un bruit de cavalcade derrière lui et une main ferme se posa sur son épaule pour le forcer à pivoter. Visiblement, sa chère Swan n'avait pas fini d'en découdre avec lui. « Alors quoi ? Tu t'en vas déjà ? T'as pas eu la réponse que tu souhaitais alors tu te barres ? Tu fuies une fois de plus Chris Sullivan. Et ça, il en est hors de question. Tu es venu me voir, tu vas l'avoir ta discussion, calme ou pas ». Il sentit une pointe d'agacement le traverser. Le grand problème d'Azylis était qu'elle ne savait pas ce qu'elle voulait. Et à cause de cela, ils se retrouvaient dans ce genre de situations rocambolesques. A son tour, il haussa le ton. « Ne me fait pas passer pour un lâche ! Tu n'écoute pas une seule de mes explications, tout ce que est foutue de dire, c'est  '' je t'en veux ''. Ce n'est même pas une question de mauvaises réponses, c'est une question d'attitude. Tu peux crier ou chuchoter, j'en ai rien à foutre. Ça ne sera toujours pas une discussion. Puisque tu es absolument fermée à celle-ci ! » Il essaya de moduler son souffle, conscient que s'énerver contre elle était la dernière chose qui serait susceptible de les réconcilier. Mais avait-il vraiment le choix ? Cette fille était une foutue tête de mule. Certaines fois, il trouvait ça charmant. D'autres, pas du tout.  

La réponse ne se fit pas attendre. Quand il reprit contact avec la réalité, elle était en train de joliment l'insulter. « Je pense que t'es un bel enfoiré. T'es un connard Chris. T'as attendu que je sois complètement bourrée pour me sauter, alors que je suis ton amie. Je pensais qu'il n'y avait pas de ça entre nous. » C'était là un reproche plus percutant que ses stupides histoires de réveil seule. Et tandis qu'elle continuait à déverser son  flot de paroles, semblant être dans un état de rage absolue, il se fit que c'était ça la réflexion que c'était le véritable cœur du problème. Il s'était comporté comme un loup affamé, lui laissant penser qu'il ne la respectait pas. Quel besoin avait-il de la sauter ? Certes elle était canon, mais elle avait raison, normalement, il n'y avait pas de ça entre eux.   « Je ne sais pas ce qui m'a pris, ok ? Tout allait vraiment bien entre nous... Je ne sais pas comment on s'est retrouvé à.... Je suis vraiment désolé pour ça. C'était un acte tellement stupide, que je ne vois pas ce que je pourrai dire pour le justifier. Je sais que j'ai perdu ta confiance. Mais je ne veux pas que tu pense que c'est parce que je ne te respecte pas... » . Il la regarda, plantée devant lui. Silhouette orageuse, cascade de cheveux blonds qui s'agitaient en rythme de ses interjections saccadées. Même en colère, elle était belle. Comment pouvait-elle imaginer qu'il lui résisterait jusqu'à la fin des temps ?  « Alors je t'en veux un peu pour ça, parce que c'est un truc qui se fait pas, mais je t'en veux surtout de m'avoir laissée le lendemain. Tu peux dire ce que tu veux, tu peux me trouver mille excuses, ça n'effacera pas le trou que j'ai ressenti en me réveillant. Tu l'as dis : je ne suis pas prête à te pardonner, c'est trop tôt. N'empêche que je peux quand même essayer ». Sa voix s'était radoucie, ce qui poussa l'irlandais à faire de même. Il essaya de ne pas trop lui en vouloir pour le manque de logique dont elle faisait preuve. Après tout, elle devait être tout aussi confuse que lui vis à vis de ce qu'il passait. Il enfonça ses mains dans ses poches pour l'empêcher de la toucher. Il avait besoin de garder la tête froide pour prononcer les mots difficiles qui allaient suivre. « Attends, j'aimerai comprendre... Tu m'explique que tu ne veux pas me pardonner de long en large mais que tu vas quand même essayer ? Tu veux quoi ? Que je m'aplatisse toute la soirée pour essayer de regagner tes faveurs ? Je ne suis pas ce genre de type. Je sais que je dois me faire pardonner, mais je refuse de te supplier. Je me suis excusé, je t'ai expliqué mon ressenti. Je ne peux rien faire de mieux. Tout dépend de toi maintenant... » . Il prenait un risque, un gros risque. Celui de la secouer pour faire avancer les choses. Cela pouvait très bien marcher. Ou alors, il pouvait tout perdre. Comme il l'avait dit à haute voix, tout dépendait de l'état d'esprit de a blonde qui lui faisait face. Il se pencha légèrement en avant. « Alors, qu'est-ce que ça sera ? »
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Mer 25 Sep - 13:22

    « Ne me fait pas passer pour un lâche ! Tu n'écoute pas une seule de mes explications, tout ce que est foutue de dire, c'est  '' je t'en veux ''. Ce n'est même pas une question de mauvaises réponses, c'est une question d'attitude. Tu peux crier ou chuchoter, j'en ai rien à foutre. Ça ne sera toujours pas une discussion. Puisque tu es absolument fermée à celle-ci ! ». Lui aussi était énervé, il avait beau tenter de rester calme, je pouvais le voir. Mais ce qu'il me disait me rendait hors de moi, je n'acceptais pas. J'avais forcément été fermée à la discussion puisque à la base je ne voulais pas lui parler. Il était venu, m'avait forcé à lui faire face, alors oui j'avais été fermée. Mais maintenant que je m'étais rendue compte du désastre qu'était devenue notre relation, du piteux état dans lequel nous étions, j'avais besoin que tout s'arrange. Et pour que ce soit possible, il fallait que nous discutions. Pourtant je ne lui répondais rien, de peur d'être trop agressive peut-être. Au lieu de ça, je l'insultais. « Je ne sais pas ce qui m'a pris, ok ? Tout allait vraiment bien entre nous... Je ne sais pas comment on s'est retrouvé à.... Je suis vraiment désolé pour ça. C'était un acte tellement stupide, que je ne vois pas ce que je pourrai dire pour le justifier. Je sais que j'ai perdu ta confiance. Mais je ne veux pas que tu pense que c'est parce que je ne te respecte pas... ». Je m'attendais à tout sauf à des excuses de sa part. Je venais clairement de l'insulter, de le remettre en question, et à côté de ça... Il s'excusait ? Mais où était passé mon Chris ? Celui qui ne se serait jamais plié en quatre pour quoique ce soit ? Finalement, je me radoucis clairement. Alors que je m'étais attendue à un retour de reproches, il faisait en sorte de calmer les choses. J'inspirais lentement, essayant de remettre au clair mes idées. « C'est pourtant l'impression que tu m'as donné, après réflexion, j'étais exactement comme les autres filles que tu mettais dans ton lit ». Je comprenais un peu qu'on ai pu passer la nuit ensemble. Après tout, Chris était loin d'être moche, et il était vraiment adorable avec moi. Je pouvais comprendre que nous ayons craqué, mais pas alors que j'étais complètement bourrée, et lui non. A la limite, si nous avions été tous les deux sobre, ça aurait simplifier les choses. Mais ce n'était pas le cas.
    Finalement, je lui sous-entendais que je voulais arranger les choses. Pardonner ce que nous avions fait cette nuit était encore bien trop compliqué. C'était trop tôt, et j'en voulais autant à lui qu'à moi. J'avais beau ne pas être consciente de quoique ce soit, j'aurais du me rendre compte de ma bêtise, et ça rendait les choses encore plus difficiles. Il me fallait du temps, tant pour accepter mon erreur que la sienne. Je n'étais pas prête à pardonner, mais je voulais essayer. Tout ne pouvait pas s'arranger, mais nous devions faire en sorte que ça aille mieux. Alors qu'il m'écoutait, Chris mit ses mains dans ses poches. « Attends, j'aimerai comprendre... Tu m'explique que tu ne veux pas me pardonner de long en large mais que tu vas quand même essayer ? Tu veux quoi ? Que je m'aplatisse toute la soirée pour essayer de regagner tes faveurs ? Je ne suis pas ce genre de type. Je sais que je dois me faire pardonner, mais je refuse de te supplier. Je me suis excusé, je t'ai expliqué mon ressenti. Je ne peux rien faire de mieux. Tout dépend de toi maintenant... ». C'était à mon tour de ne plus rien comprendre. Il était parti alors que je m'étais énervée, que j'avais crié toute ma haine. Mais maintenant que j'avais pris sur moi pour me calmer, pour essayer d'arranger les choses, il n'avait plus l'air de vouloir faire quoique ce soit pour nous. « Moi aussi je t'aime Chris... ». Ma réponse était tardive, étant donné que cela devait faire dix bonnes minutes qu'il m'avait dit quelque chose de semblable. Mais je ne lui laissais pas le temps de me couper, et poursuivais sur ma lancée. « ... Voilà pourquoi je veux essayer d'arranger les choses. Je te demande pas de me supplier, loin de là. Je n'ai pas non plus dit que je ne voulais pas te pardonner, simplement que je t'en veux. Je t'en veux pour ce qu'il s'est passé, comme je m'en veux aussi. Mais ça, c'est pas une question de pardon. Parce que je vais te pardonner, je sais que je le ferais, mais ça n'empêche pas que pour l'instant je t'en veux, c'est plus fort que moi ». Ca me paraissait pourtant clair, il me fallait simplement du temps. Je l'aimais bien trop pour m'éloigner de lui à cause d'une connerie pareille, mais pour l'instant lui pardonner était comme s'il me demandait de tout oublier. Je n'en était pas capable, de faire comme si de rien n'était. Alors après ce qu'il m'avait dit ce soir je lui avais presque pardonné, j'avais presque compris sa façon d'agir, mais ça n'empêchait que ça faisait mal et que j'avais du mal à l'accepter. Il se pencha en avant. « Alors, qu'est-ce que ça sera ? ». J'avais du mal à le suivre. Est-ce qu'il me demandait de lui pardonner ou de faire une croix sur notre amitié ? « Tu ne pouvais pas te pointer devant moi et refuser de comprendre que je t'en veuille. Tout ne dépend pas de moi. Si t'es pas capable d'accepter que j'ai encore cette soirée en travers de la gorge, on n'a plus rien à se dire. Par contre si tu peux comprendre que je tiens réellement à toi et que je vais tout faire pour nous pardonner cette erreur, à toi comme à moi, je te supplie de ne pas laisser tomber. Je pense vraiment que ça va être dur, mais on peut passer au-dessus de tout ça, ensemble ».
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Sam 28 Sep - 7:40

« C'est pourtant l'impression que tu m'as donné, après réflexion, j'étais exactement comme les autres filles que tu mettais dans ton lit » Il y avait quelque chose d'incroyablement contradictoire dans le fait de s'énerver alors qu'on était celui qui était venu s'excuser. Pourtant, c'était exactement ce qui était en train d'arriver à Chris. Il n'avait aucun contrôle sur ses émotions à ce moment précis. Il devait donc se contenter de subir cet état de montagne russe, en essayant de ne pas enterrer les derniers fragments de son amitié à avec Azylis. « Il me semble avoir répondu à ça, il y a une dizaine de minutes. » Ses mains dans ses poches se crispèrent, ainsi que sa mâchoire. Il ne savait pas à quel jeu jouait la jeune femme. Il s'était toujours douté qu'elle était plus intelligente que lui mais là, il y avait autre chose. Elle soulevait des facettes du problèmes qu'il n'avait même pas envisagé. Sans doute un truc de filles qui voyaient toujours 8 aspects à développer pour un simple constat, histoire de bien se compliquer la vie. Mais ça ne les avançaient pas du tout. Au contraire, ils tournaient en rond. Et il craignait que l'ardeur qu'elle mettait à trouver tout et n'importe pour rester en colère  ne les égarent une bonne fois pour toute. « Moi aussi je t'aime Chris... » Il fronça les sourcils, largué. Il avait renoncé à croire qu'elle lui retournerait sa déclaration d'amour. Il n'avait même pas été certain qu'elle l'avait entendue dans sa fureur. Il se demanda ce qui lui passait par la tête. Pourquoi s'adoucissait-elle quand lui cessait d'être gentil ? A croire qu'au fond, elle aimait être malmenée. Enfin, au delà de l'analyse psychologique, il ne pût s'empêcher de voir un espoir pour sa petite personne. Si elle avait été capable de prononcer ses mots, cela signifiait qu'elle ne lui en voulait pas à un point de non retour. Sinon, elle n'aurait jamais pu dire ces trois mots. Pas si elle leur prêtait le même sens que lui.  « ... Voilà pourquoi je veux essayer d'arranger les choses. Je te demande pas de me supplier, loin de là. Je n'ai pas non plus dit que je ne voulais pas te pardonner, simplement que je t'en veux. Je t'en veux pour ce qu'il s'est passé, comme je m'en veux aussi. Mais ça, c'est pas une question de pardon. Parce que je vais te pardonner, je sais que je le ferais, mais ça n'empêche pas que pour l'instant je t'en veux, c'est plus fort que moi. Tu ne pouvais pas te pointer devant moi et refuser de comprendre que je t'en veuille. Tout ne dépend pas de moi. Si t'es pas capable d'accepter que j'ai encore cette soirée en travers de la gorge, on n'a plus rien à se dire. Par contre si tu peux comprendre que je tiens réellement à toi et que je vais tout faire pour nous pardonner cette erreur, à toi comme à moi, je te supplie de ne pas laisser tomber. Je pense vraiment que ça va être dur, mais on peut passer au-dessus de tout ça, ensemble » Un long discours, une fois de plus exécuté avec passion. Il mit cependant plusieurs minutes à essayer d'assimiler ses paroles confuses. En vain. Alors il eut la pire réaction possible. Il se mit à rire. D'abord ce fut un petit rire sarcastique, puis un véritable fou rire. La situation était tellement rocambolesque qu'une fois de plus, il perdait totalement le contrôle. Il avait toutes les chances du monde de renforcer la colère de sa meilleure amie ce faisant mais il était bien incapable de s'arrêter, si ce n'était pour glisser ces quelques mots. « Azylis... Je voudrais tellement respecter tes volontés, ce que tu ressens.... Mais... Mais je n'y comprends rien. Je n'arrive pas à saisir ce que tu attends de moi.  J'te jure, je ne comprends rien. » Il avait eu des difficultés à terminer sa phrase, tant l'hilarité lui bloquait la respiration. Il essaya néanmoins de se calmer. Il n'eut d'ailleurs pas à aller chercher très loin pour trouver une pensée sombre susceptible de couper court à ce débordement inapproprié. Une fois ressaisit, il continua toutefois à exprimer la même idée. Il le fit juste de manière un peu plus sérieuse. « Sérieusement, comment tu peux rester là à discuter de sémantique quand notre amitié est en danger ? Supplier, pardonner, en vouloir, passer au dessus de tout ça.... C'est le même lexique. Au final, une seule question compte. Est-ce que tu veux me laisser revenir dans ta vie ou pas ? » . En toute bonne fois, bien entendu. Si elle acceptait de le revoir alors qu'elle ''lui en voulait'', ils ne feraient que se faire du mal. Il s'avança vers elle, posant une main au dessus de sa poitrine. Non il ne la pelotait pas, il rentrait plutôt dans le mélodrame. « Je suis désolée mais  ça dépend effectivement de toi. Ça dépend si tu trouve la force d'oublier ou pas là dedans. » . Il tapota légèrement l'endroit où était censé se trouver le cœur de la blonde. Il n'était plus question de l'attendrir, puisqu'elle lui en voulait bel et bien selon ses dires. Non, il s'agissait de clarifier la situation ubuesque dans laquelle ils se trouvaient. Il tenta de rationaliser un peu. « Tu me demande de ne pas laisser tomber, mais quel genre de combat je vais mener s'il est perdu d'avance ? Tu dis que tu ne veux pas que je te supplie mais qu'est-ce que je fais alors ? J'attends à côté de toi en silence que tu ais fini de m'en vouloir ? C'est un non-sens... Je devrais partir, vraiment. Pas parce que j'abandonne ce que nous avons mais parce que c'était une erreur de venir. Tu avais raison, il est bien trop tôt pour tout ça. Je peux respecter ta colère faute de t'avoir respectée toi, je peux renoncer à te tourmenter, juste pour ce soir. Parce que ne crois pas que je sortirai de ta vie aussi facilement. Mais je ne suivrai pas tes directives contradictoires en restant ici avec cet état d'esprit négatif dans l'air. Parce que tu ne sais pas ce que tu veux pour le moment, et même si c'est sans doute légitime, c'est pas gérable pour nous deux...
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Mer 9 Oct - 16:53


    « Il me semble avoir répondu à ça, il y a une dizaine de minutes ». Là, il m'énervait franchement. Il voulait qu'on parle ? On le faisait. Mais pour ça, il fallait que je lui explique pourquoi je lui en avais voulu. Et quand je le faisais, il ne m'écoutait même pas. « Tu as raison je te l'ai déjà dit. Mais ça ne change pas les choses : tu m'as sauté quand j'étais bourrée, et j'ai eu l'impression que tu me prenais pour toutes ces pouffiasses que tu mets dans ton lit. Tu pourrais y répondre autant de fois que tu veux, ça ne change pas les choses. Je ne pense plus vraiment que tu ne me respectes pas parce que tu te serais pas pointé ici sinon, mais je l'ai pensé. Tu peux comprendre ça ? ». Il était crispé, alors que moi je sentais la colère prenait le contrôle de moi-même. Peut-être que j'en avais déjà parlé oui, mais pas dans ce contexte. Il venait de me dire qu'il ne voulait pas que je crois ça, et je lui disais que je l'avais pensé, rien de plus. A sa réponse, j'avais l'impression qu'il se sentait agressé, ce n'était pas le cas.
    Alors que je lui exposais à quel point je tenais à lui, il se mit à rire. Véritablement, un magnifique fou-rire. La colère que j'avais mise de côté pour lui dire de telle chose revenait à grands pas : il se foutait royalement de moi. « Azylis... Je voudrais tellement respecter tes volontés, ce que tu ressens.... Mais... Mais je n'y comprends rien. Je n'arrive pas à saisir ce que tu attends de moi.  J'te jure, je ne comprends rien ». Il se tut quelques instants, pendant lesquels je dus prendre sur moi pour ne pas lui sauter dessus pour l'étriper. J'avais une envie de meurtre, mais il reprit. « Sérieusement, comment tu peux rester là à discuter de sémantique quand notre amitié est en danger ? Supplier, pardonner, en vouloir, passer au dessus de tout ça.... C'est le même lexique. Au final, une seule question compte. Est-ce que tu veux me laisser revenir dans ta vie ou pas ? ». Je me mordis les joues pour ne pas hurler. J'avais raison, il se moquait de moi. Je venais de lui dire à quel point je l'aimais, et il ne trouvait rien de mieux à faire que rire et se payer ma tête. Il me prenait pour une idiote, et je n'appréciais pas vraiment ça. J'ouvrais alors la bouche pour parler, mais rien ne sorti. Pas le moindre mot, ni même le moindre son. Cet homme que j'avais considéré comme mon meilleur ami pendant des mois, se payait ma tête. J'aurais pu accepter, si cette fameuse nuit n'était jamais arrivée. Mais c'était arrivé, et c'était un beau crétin. Il s'avança vers moi, et posa sa main sur ma poitrine. Alors que j'aurais du le repousser, pleurer, hurler, je restais de marbre. Je prenais sur moi et attendais d'entendre ce qu'il avait à me dire. « Je suis désolée mais ça dépend effectivement de toi. Ça dépend si tu trouve la force d'oublier ou pas là dedans ». Ce qui se trouvait sous ses doigts était en train d'exploser. Mon coeur faisait des bonds de dingue, et menaçait à tout instant de sortir de ma poitrine. C'en était même douloureux. Hermès m'avait abandonné, et c'était à son tour. Je ne le comprenais plus, chaque fois que j'avais essayé de me calmer pour mettre les choses au clair, il me faisait un numéro de beau parleur et aggravait les choses. Si j'en eu suffisamment de cran, je l'aurais sans doute égorgé de mes propres mains. « Pourquoi tu es venu Chris ? Pour me faire encore plus de mal ? Ca n'a pas été suffisant de me baiser et de m'humilier en me laissant seule dans ton lit ? Qu'est-ce qu'il te faut de plus ? Dis-le moi parce que vraiment, j'ai beau essayé je vois pas ». Je n'en pouvais plus. Je le prenais alors par la main et la repoussais violemment. Il n'était plus question qu'il me touche à présent, sa simple vue de dégoûtait. Alors que j'avais vu en lui un ami, je ne voyais maintenant plus qu'un crétin amusé par la douleur des autres. Il savait que j'en avais souffert, que je souffrais encore aujourd'hui. Et au lieu de poser les choses, d'accepter les reproches et les remarques que je lui faisais, il repoussait tout vers moi. Peut-être s'était-il senti seul lui aussi, peut-être ne m'avait-il pas pris pour une fille facile, mais il avait des tords, et je n'acceptais pas qu'il les rejette tous les uns après les autres. « Tu me demande de ne pas laisser tomber, mais quel genre de combat je vais mener s'il est perdu d'avance ? Tu dis que tu ne veux pas que je te supplie mais qu'est-ce que je fais alors ? J'attends à côté de toi en silence que tu ais fini de m'en vouloir ? C'est un non-sens... Je devrais partir, vraiment. Pas parce que j'abandonne ce que nous avons mais parce que c'était une erreur de venir. Tu avais raison, il est bien trop tôt pour tout ça. Je peux respecter ta colère faute de t'avoir respectée toi, je peux renoncer à te tourmenter, juste pour ce soir. Parce que ne crois pas que je sortirai de ta vie aussi facilement. Mais je ne suivrai pas tes directives contradictoires en restant ici avec cet état d'esprit négatif dans l'air. Parce que tu ne sais pas ce que tu veux pour le moment, et même si c'est sans doute légitime, c'est pas gérable pour nous deux... ». C'était reparti. J'étais négative, je ne pouvais rien arranger. C'en était trop. « Tu voulais une réponse, la voilà : sors de ma vie, vie ta vie et tache de ne plus t'approcher de la mienne ». Il fallait que je m'en aille, vite.
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MessageSujet: Re: Come up to meet you, tell you I'm sorry + Azylis & Chris   Sam 12 Oct - 14:52

Le ton montait de manière irrémédiable entre Azylis et Chris. Ce dernier ne savait plus vraiment où il en était. La colère, sentiment de feu l'habitait pourtant c'était bel et bien un sentiment glacial qui l'habitait. La tension que provoquait cette dispute semblait comprimer sa cage thoracique, l'empêchant de respirer et par conséquent de réfléchir calmement. « Tu as raison je te l'ai déjà dit. Mais ça ne change pas les choses : tu m'as sauté quand j'étais bourrée, et j'ai eu l'impression que tu me prenais pour toutes ces pouffiasses que tu mets dans ton lit. Tu pourrais y répondre autant de fois que tu veux, ça ne change pas les choses. Je ne pense plus vraiment que tu ne me respectes pas parce que tu te serais pas pointé ici sinon, mais je l'ai pensé. Tu peux comprendre ça ? » Il réfléchit à ses paroles, sans trouver la force de formuler une réponse cohérente. Elle avait réussi à éveiller en lui le plus élémentaire des pessimisme. Il avait l'impression désastreuse que rien de ce qu'il pourrait faire ou dire ne parviendrait à sauver ce qui devait être sauvé. Pas ce soir, du moins. La notion qu'elle évoquait, le respect, était une variable plutôt volatile pour Chris Sullivan. Les familles d'accueil dans lesquels il avait résidé lui en avait appris les règles les plus élémentaires, bonjour, merci, en revoir mais ça n'allait pas plus loin. Pendant très longtemps, il n'avait pas aimé une personne réellement, mis à part lui. Et avec une telle base, il était normal qu'il ne comprenne pas le sens profond du concept. Pourtant, dans sa conception à lui, ce n'était pas un manque de respect de désirer une belle fille. Il aurait pu lui dire mais il sentait que cela ne ferait qu'aggraver son cas, qui était déjà  critique. Alors il hocha la tête comme pour dire qu'il comprenait. Ce n'était pas le cas mais il était lâche et surtout las de cette joute verbale qui ne revêtait guère de sens.

De toute façon, Azylis ne réagissait plus. Immobile et silencieuse, elle ne faisait plus un geste. Il ne voyait presque pas ses yeux dans l'obscurité, il entendait juste sa respiration saccadée qui ne signifiait qu'une chose : il avait sérieusement merdé. Pour changer. Mais il s'entêta en essayant de la toucher. Elle le reçut avec des mots on ne peut plus impitoyable. Il les avait mérité mais ils lui firent tout de même mal, s'accrochant à son cœur et le déchirant en petits morceaux. « Pourquoi tu es venu Chris ? Pour me faire encore plus de mal ? Ca n'a pas été suffisant de me baiser et de m'humilier en me laissant seule dans ton lit ? Qu'est-ce qu'il te faut de plus ? Dis-le moi parce que vraiment, j'ai beau essayé je vois pas » Elle ponctua ses paroles en repoussant sa main. La tristesse qu'il ressentait n'enlevait pourtant rien au sentiment d'injustice qu'il ressentait face aux répliques de la jeune femme. Il avait toujours pensé que leurs défauts, résultats de leur vie passée désastreuse était le ciment de leur amitié mais il avait tort. Azylis voulait qu'il soit quelqu'un de bien, un prince charmant qui la sauverait du  monde cruel, elle essayait de le voir comme tel, d'où sa déception actuelle. Il ne résignait pas à endurer tout ça. Chaque fois qu'il essayait, elle repiquait sa fureur en lui balançant une nouvelle reproche. Pensait-elle vraiment qu'il ignorait qu'il l'avait blessée ? « Non, non, ne cherche pas, je ne veux rien de plus que ta souffrance. J'aime te faire mal et t'humilier. Je suis tout à fait ce genre de personne. Rien ne m'amuse plus que de piétiner tes sentiments. Parce que c'est tout à propos de ça, ta petite personne. Il n'y a que toi qui peut être blessée, il n'y a que toi qui ressens quelque chose. » . Le sarcasme perforait chacun de ses mots. A présent, il s'en foutait de passer pour un connard ou de devenir aussi injuste qu'elle. Il voulait juste lui rendre la monnaie de sa pièce, aussi puéril et regrettable que cela soit ce geste.

La riposte fut immédiate et irréversible. « Tu voulais une réponse, la voilà : sors de ma vie, vie ta vie et tache de ne plus t'approcher de la mienne ». Il lui avait mis la pression pour obtenir une réponse. Sans surprise, elle lui avait celle qu'il ne voulait pas entendre. Il comptait obéir à son ordre. Ce n'était pas bien entendu la marche à suivre. Il aurait pu rester et lui prouver, que non, tout le monde ne partait pas. Mais il était faible, humain et dévoré par la colère et la rancune. Lui aussi avait des émotions. Il était loin d'être un gars qui faisait dans l'abnégation. Venir ici était un sacrifice, il n'en ferait pas d'autre. Il ne se reconnut pas quand il parla d'une voix glaciale, détaché. « Si ce que tu veux... » . Il haussa les épaules d'un air désinvolte, ultime geste de méchanceté gratuite avant de quitter la scène pour de bon. Peut être qu'au fond, il était trop sonné par les évènements pour se rendre compte de la réalité de la situation...

SUJET TERMINE
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