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 ALEYSIA ♣ whatever our souls are made of, his and mine are the same

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Aleysia Hepburn
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MessageSujet: ALEYSIA ♣ whatever our souls are made of, his and mine are the same   Dim 29 Aoû - 22:21


© gilbertfire @ TUMBLR

ALEYSIA ROSEMARY HEPBURN

NOM: Hepburn PRENOMS: Aleysia Rosemary AGE: 22 ans PROFESSION: gérante de la Cupcakery QUARTIER: Creekside Park AVATAR: la magnifique Nina Dobrev

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Dernière édition par Aleysia Hepburn le Mer 24 Oct - 14:10, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: ALEYSIA ♣ whatever our souls are made of, his and mine are the same   Mar 31 Aoû - 6:34




Au début,… le début n’avait pas grand-chose de particulier. Un couple aimant, deux filles aimées. Il y avait Lucy, la petite dernière. Elle n’avait qu’un an, mais semblait déjà avoir acquis l’intégralité de son caractère… haut en couleurs. Tous les matins, en allant travailler, William la regardait brailler sur sa chaise haute, luttant contre sa mère et les cuillerées de nourriture que celle-ci tentait vainement de lui faire avaler. Après tout, pourquoi se contenter de manger la nourriture alors qu’il y avait tellement de choses bien plus amusantes à en faire ? Puis, il y avait Aleysia. Trois ans, plus calme, et différente d’une manière générale. Peut-être un peu trop curieuse, elle posait un peu trop de questions. Comment s’appelait la princesse de cette histoire ? Et ses parents ? Avait-elle une sœur, comme elle ? Et des frères ? Où était leur château ? Oui, mais loin comment ? Et pourquoi n’avait-elle pas de frère, elle ? Ce serait bien d’avoir un frère. Il aurait plein de voitures, et elle pourrait mettre ses poupées dedans. Pouvait-il lui acheter un frère ? Alors une voiture pour ses poupées ? S’il te plaiiiiiiiiiiiiit, papaaaa… Elle l’avait rarement laissé finir une histoire. Plus tard, elle déciderait qu’elle n’aimait pas qu’on lui raconte des histoires. Elle préférait les lire.

★★★
Elle n’avait pas le droit de sortir les livres. Elle pouvait en lire autant qu’elle voulait, aussi longtemps qu’elle le voulait, mais Aleysia n’avait pas le droit de sortir les livres de cette pièce que sa mère avait agencé comme une bibliothèque. Elle peignait avec ses doigts. Elle serrait ses fruits trop fort et en mettait le jus partout. Elle mangeait le beurre de cacahuète au doigt, en cachette, se croyant seule dans la cuisine. Parfois, elle ne se rendait Il était tout simplement hors de question que ces livres quittent leur place. Oh, si, Aleysia était soigneuse et ordonnée, du moins autant qu'on pouvait le lui demander. Mais elle était surtout enfant… avec tout ce que cela comportait. Alors, elle recopiait. Non, ce n’était pas des livres entiers qu’elle recopiait. Quelques phrases, une page, un passage. Parfois, il restait des phrases en suspens dénuées de tout sens. Et parfois, il y avait des pages blanches. Celles-là, elle les remplissait de dessins dans l’atelier de son père, pendant que lui-même travaillait sur ses maquettes. Beaucoup moins ordonné que sa femme, William laissait sa fille exprimer sa créativité sans lui imposer de limites. Alors oui, parfois, il retrouvait son niveau dans la chambre de sa fille, et son matériel de dessin dans sa trousse scolaire. D’autres fois, c’était le Pinocchio disproportionné d’Aleysia qui ressortait d’entre ses plans. Oui, depuis quelques temps déjà, William et Maureen ne voyaient plus les choses du même œil. Il ne refermait jamais la boîte de céréales, et ça la mettait hors d’elle. Elle s’achetait une nouvelle paire de chaussures tous les deux jours, et il trouvait cela inutile. Elle détestait qu’Aleysia s’endorme dans l’atelier de son père, à même le sol, ses pastels encore en main. Il trouvait ce spectacle tellement attendrissant que ça lui fendait le cœur. Et la liste s’allongeait. Passion devenait colère, et rancœur remplaçait respect. Et, sans vraiment savoir pourquoi, ils devenaient étrangers l’un à l’autre, se séparaient peu à peu… jusqu’à ne plus se connaître, se comprendre, se parler. Jusqu’à ne même plus se regarder. Jusqu’à divorcer.

★★★
La vie avec son père était facile. Les règles étaient simples : il n’y en avait pas. Les seules choses qu’il lui imposait étaient la corvée de la cuisine (les visites régulières de sa grand-mère à leur arrivée à Austin portaient maintenant leurs fruits), et… pas de garçon à la maison. Encore moins dans sa chambre. Non, ce n’était pas que William était jaloux, mais… bon, d’accord, il était jaloux. Il n’aimait pas l’idée de voir sa fille avec un garçon. Elle avait beau avoir dix-huit ans, elle restait cette enfant qu’il avait élevée pratiquement tout seul, et il refusait qu’un jeune homme… la fasse grandir. Alors même s’il savait, même si elle avait déjà eu des petits-amis, le sujet restait tabou. Il ne voulait pas la partager. « Maman dit qu’il faut embrasser plusieurs crapauds avant de trouver son prince, » lui disait-elle parfois, lorsque le sujet était entamé sur les bords, et William se contentait de lever les yeux au ciel. Ils savaient tous les deux que depuis leur divorce, Maureen s’était montrée réticente envers l’institution, et si ses moyens étaient discutables, son intention n’en restait pas moins bonne. Elle voulait simplement éviter que ses filles fassent la même erreur qu’elle, voilà tout. Mais elle n’avait pas de souci à se faire : Aleysia était raisonnable. Peut-être même un peu trop raisonnable pour tomber dans les folies de l’amour… « C’est pas que je suis contre, » lui avait un jour dit son père, peu de temps avant son entrée à l’université. « C’est juste que si tu veux me présenter un homme, je veux que tu sois sûre que c’est le bon. Et puis sinon, ça n’a pas vraiment de valeur. » Lui aussi, Aleysia l’avait rassuré. Elle allait s’inscrire à une université, pas à une agence matrimoniale. « Et puis, franchement, tu me vois en couple, dans une relation sérieuse ? » Son père avait haussé les épaules, elle n’avait rien ajouté, et le sujet s’était clos. Ensuite, elle était entrée à la fac, et tout s’était déroulé comme elle l’avait prédit. Elle avait rencontré des garçons, en avait fréquenté, mais rien de bien sérieux. Et… non, elle n’avait pas profité de la première fête du campus pour épouser un inconnu à la chapelle de l’université. Puis deux années étaient passés. Elle l’avait rencontré, lui. Et avait compris à quel point elle s’était trompée sur ce qui l’attendait.






Elle l’aimait. Il s’appelait Dorian, venait d’une petite ville près de Houston, aimait le vieux rock… Elle n’en savait pas tellement à son sujet, et pourtant, Aleysia l’aimait. Elle aimait son visage, son sourire, cet éclat indescriptible dans ses yeux lorsqu’elle croisait son regard. Elle aimait son regard. Elle aimait la douceur et la dureté et la passion et l’assurance qui en émanaient, qui semblaient venir l’entourer sans effort. Avec lui, elle se sentait chez elle, tout simplement, et elle aimait ce sentiment. Non, la vie, les gens avaient tort de penser que cette fascination n’était que passagère, que les papillons dans son estomac disparaitraient et que les battements fous de son cœur s’estomperaient. Ils étaient fous. Ou était-ce elle ? Dorian lui semblait tellement beau, tellement extraordinaire, tellement différent de tous et tout qu’elle ne comprenait pas comment on pouvait ne pas être perturbé par sa seule présence. Et le temps passant n’y changeait rien. Prendre sa main dans les couloirs devenait une habitude, la caresse de son souffle sur son visage, et elle apprivoisait même la texture de ses lèvres. Et son cœur se débattait toujours autant lors du dernier baiser sur son perron, avant qu’il ne la dépose chez elle. Et sa peau s’électrisait toujours autant. Elle l’aimait, et la seule chose qui changeait à leur quotidien était qu’elle se surprenait à l’aimer un peu plus tous les jours. Et ce n’était jamais grand-chose ! Parfois, c’était en l’écoutant parler d’une chanson qu’elle retombait amoureuse de lui. Parfois, il n’avait qu’à lui sourire. D’autres fois, il suffisait qu’elle le voie retirer les olives de sa salade, et le tour était joué. Ce garçon était magique.

Aleysia n’avait même pas besoin de l’exprimer pour que son entourage le remarque. « Je suis un peu jalouse, tu sais, » lui avait un jour dit Audrey, sa colocataire. Jalouse ? Mais elle ne devait pas l’être, Aleysia l’aimait aussi, et puis elle n’était pas près de la virer de la résidence pour la remplacer par son petit-ami. En plus… « Pas de ça, petite-tête ! » avait coupé la blonde en riant. « Je suis jalouse parce que j’ai peur de ne jamais trouver ce que tu as avec Dorian. » Oh. Ça. Oui. Non. C’était sûrement un peu méchant, et probablement pas ce que son amie attendait comme réaction, mais Aleysia n’avait pas répondu. Non, elle s’était simplement contentée de sourire.

William Hepburn était celui qui avait mis le plus de temps à remarquer les changements dans la vie de sa fille, ou du moins à les admettre. Oui, il avait vu ce jeune homme plusieurs fois devant chez lui. Ils avaient même échangé quelques mots, et s’il n’aimait pas tellement l’importance croissante qu’il semblait avoir dans la vie d’Aleysia, il ne pouvait nier le fait qu’il la rendait visiblement heureuse. « Dorian est là, tu devrais descendre. » Ca faisait près d’un an qu’ils étaient ensemble, et c’était la première fois qu’Aleysia entendait son père prononcer le prénom de son petit-ami. S’il était toujours jaloux ? Sûrement. Mais il y travaillait, elle le savait. Il se préparait à accepter dans sa vie l’homme qui partageait celle de sa fille, et c’était déjà bien assez. Bien sûr que c’était important qu’il l’accepte. Non, pas parce qu’elle avait grandi, ni parce que c’était normal pour elle d’être amoureuse, d’avoir un petit-ami, de sortir avec lui. Non, c’était important que son père accepte sa relation avec Dorian, parce que c’était lui, elle en était sûre. C’était ‘le bon’ dont ils avaient parlé. « Tu sais ? Peut-être que tu pourrais l’inviter. A la maison. Me le présenter. » Vraiment ? Elle ne lui avait même pas laissé le temps de se raviser, avait dévalé les escaliers et rejoint son petit-ami pour le rendez-vous prévu. Bien sûr qu’elle l’avait invité, et bien sûr qu’il avait accepté. Elle avait passé la journée à imaginer le malaise de son père, à en rire, à promettre à Dorian que tout se passerait bien. Son père l’adorerait, elle en était persuadée. Il n’aurait même pas d’effort à faire.

Elle avait eu raison, il n’avait jamais eu d’effort à faire, parce qu’il n’était jamais venu. Dorian avait quitté le campus, la ville, le pays, et il ne lui avait rien dit… Il était tout simplement parti.






Il était parti. Dorian était parti, le cœur d’Aleysia s’était brisé, son univers tout entier s’était écroulé, et elle n’avait rien pu faire. Un, deux, cinq, neuf, treize… les jours passaient, puis les semaines, et il ne revenait pas. N’appelait pas. Il ne lui avait même pas dit qu’il partait, lui laissant le soin de s’en rendre compte toute seule. De comprendre qu’il ne reviendrait pas, qu’elle avait eu tort d’y croire. Et ça faisait mal. Ca lui déchirait l’âme. Voilà, c’était exactement ce qu’il avait fait : il lui avait déchiré l’âme, il en avait pris la meilleure part, et il était parti avec elle. Il ne lui avait même pas donné un seul indice quant à son départ. Il l’aimait encore, la dernière fois qu’ils s’étaient vus. La regardait avec la même intensité. L’embrassait avec la même passion. Savait-il, lui, que c’était la dernière fois ? Où était-il, maintenant ? Pourquoi ne lui avait-il rien dit ? Et comment pouvait-il lui dire qu’il l’aimait, pour ensuite l’abandonner ? Ca faisait mal d’y penser. Ca faisait mal de respirer. Oui, elle était pathétique, et oui, elle s’en fichait. Elle voulait être pathétique pour le restant de ses jours si elle devait vivre Dorian. Elle n’avait même pas envie d’aller à ses cours, ni même de finir son année. Elle ne voulait pas voir les autres. Ils étaient… ils ne comprenaient pas, n’avaient jamais compris. Lui posaient trop de questions, murmuraient trop sur son passage, et même quand ils ne disaient rien, elle voyait dans leur regard l’interrogation, ou la pitié, ou la confusion, peut-être même de la compassion. Ils savaient tous combien Aleysia aimait Dorian, et ils savaient tous qu’il l’avait pour ainsi dire lamentablement quittée, de même que tout ce qui le retenait dans cette ville. Ils n’attendaient qu’une chose : la voir craquer. Et ils y arrivaient, ils la faisaient toujours pleurer… mais comme l’évidence de son départ l’avait montré, ce n’était plus le problème de Dorian. Il n’était plus là.

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